Groupama se rapproche du bouclage de son plan de cession

L’assureur a annoncé des négociations exclusives avec Ageas UK sur la cession de sa filiale britannique d’assurance non-vie Groupama Insurances
Virginie Deneuville

Groupama semble en passe de réaliser le dernier volet majeur de son plan de cession, lancé en début d’année. L’assureur français a annoncé en fin de semaine passée une entrée en négociations exclusives avec Ageas UK, filiale de l’assureur belge Ageas, sur la cession de sa filiale britannique d’assurance non-vie, Groupama Insurances.

«L’exclusivité a été accordée pour une durée d’environ quatre semaines», a indiqué Groupama par voie de communiqué, précisant que les deux parties s’abstiendront de tout commentaire dans l’attente de la conclusion des négociations. A fin 2011, le chiffre d’affaires de Groupama Insurances atteignait 408 millions de livres sterling (513 millions d’euros). Alors que le montant des primes brutes d’Ageas s’élève à quelque 2 milliards d’euros, celles-ci passeraient à 2,5 milliards en cas de réalisation de l’opération.

L’assureur a mené depuis janvier un rythme soutenu de cessions afin de se recentrer sur le marché français et restaurer sa solidité financière. Les activités dommages et le portefeuille maritime de Gan Eurocourtage ont été cédés respectivement à Allianz et Helvetia et la filiale espagnole Groupama Seguros est passée dans le giron de Grupo Catalana Occidente. Plus récemment, le groupe a annoncé les cessions de sa filiale polonaise, Proama, et du courtier britannique Lark. L’assureur doit encore trouver preneur pour son pôle de capital investissement Groupama Private Equity en vue de clore son plan.

Groupama vise une marge de solvabilité, qui était tombée à 107% fin 2011, de 120% à fin 2012 et de 140% à horizon 2014. A fin juin 2012, cette marge s’était améliorée de 6 points en six mois, à 113%. L’impact de la majeure partie des cessions, effectives en fin d’année, se reflétera dans les comptes du dernier trimestre.

Au-delà du programme de cessions annoncé, «Groupama dispose d’autres leviers pour restaurer sa marge de solvabilité. Une reconfiguration de l’activité en France peut être envisagée. Une vraie question se pose sur Groupama Banque, qui a déjà consommé beaucoup de fonds propres sans dégager de rentabilité. Groupama pourrait par ailleurs réduire la voilure sur Amaguiz, qui représente une zone d’investissement importante pour le groupe», estime Cyrille Chartier-Kastler, président de Facts & Figures.

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