Goldman Sachs en hausse de 2,3% en bourse, portée par ses bénéfices
La banque américaine Goldman Sachs a publié mardi un résultat net en hausse au troisième trimestre à la faveur d’un rebond de son activité sur la période notamment dans le trading. A l’ouverture de Wall Street, le titre progressait fortement, à +2,3%.
Les revenus de Goldman Sachs dans le trading ont bondi de 17% à 3,75 milliards de dollars, contre 3,21 milliards de dollars un an plus tôt. Goldman Sachs tire aujourd’hui l’essentiel de ses revenus du trading, ce qui explique les bons résultats annoncés. Au troisième trimestre, les recettes ont notamment progressé de 34% dans le courtage d’obligations, de devises et de matières premières.
La banque de Wall Street est en outre parvenue à maîtriser ses dépenses, ce qui a également contribué à une «solide performance», suivant les propres termes du directeur général Lloyd Blankfein. Confrontée comme tout le secteur à un durcissement des règles de solvabilité à la suite de la crise financière mondiale, elle a engagé cette année un programme de réduction des dépenses annuelles de 700 millions de dollars.
Ces excellents résultats sont compensés malgré tout par le léger recul de son activité de banque d’investissement, qui inclut le conseil en fusion-acquisition (M&A) pour laquelle la banque est aujourd’hui leader mondial. Les revenus pour cette activité ont en effet baissé de 1,2% à 1,54 milliard de dollars.
La banque a pourtant fait mieux que les autres dans son activité de conseil en M&A, mais moins bien que JPMorgan sur les opérations d'émissions de titres, selon les données de Thomson Reuters.
Plus d'articles du même thème
-
Les banques gèrent tranquillement leurs anciennes dettes subordonnées
L’Autorité bancaire européenne (EBA) a considéré fin février qu’elle avait mené à bien sa mission d’accompagnement et de suivi de l’extinction des dettes subordonnées historiques («legacy»), émises avant 2013 et Bâle 3. De quoi permettre aux établissements de crédit de conserver quelque peu les rares titres aux coupons encore avantageux pour eux. -
BNP Paribas AM resserre les lignes métiers après l'intégration d’Axa IM
La société de gestion de BNP Paribas a dévoilé sa nouvelle organisation ce mardi 22 septembre. -
La Société Générale fait de BoursoBank sa figure de proue
Dans le nouveau plan stratégique, la réduction des coûts reste un mantra, et toutes les activités sont appelées à la performance et à la discipline. Mais surtout, le groupe annonce l’unification de ses banques universelles avec un management unique pour le réseau d’agences, la banque en ligne, l’assurance et la gestion privée.
ETF à la Une
Le marché européen des ETF a d’ores et déjà collecté plus qu’en 2025
- La Société Générale aura du mal à contenter tout le monde avec son nouveau plan
- Le plan stratégique de la Société Générale fait la part belle à la réduction des coûts et à la croissance
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Les banques ne seront pas désintermédiées, elles seront tokenisées
- La Fed sort de l'ambiguïté en remontant ses taux
Contenu de nos partenaires
-
Sous-titresDonald Trump et l'ONU : la stratégie de l'amour-haine
Malgré sa rhétorique anti-multilatéraliste et ses coupes budgétaires, le président n'a pas encore tiré un trait sur les Nations unies -
Gestion de criseCarburants : le goutte-à-goutte de Lecornu
Le Premier ministre s'en tient à la stratégie éprouvée depuis mars malgré la pression. Mais l'argument de la dette qui empêche un geste plus large tiendra-t-il longtemps ? La décision de l'Allemagne de baisser ses taxes isole la France -
La Fabrique de l'OpinionLéon XIV en France : « Le plus important n’est pas que le pape soit admiré, mais qu’il soit écouté »
Le voyage du pape en France, qui s'annonce hors normes en termes d'affluence, intervient en pleine campagne présidentielle, et peu après la légalisation de l'aide à mourir, à laquelle l'Eglise est profondément opposée. Mgr Matthieu Rougé décrypte les enjeux et les attentes qui entourent cette visite.