Generali résiste aux dépréciations sur la Grèce et sur Telecom Italia

L’opérationnel poursuit sa phase ascendante et particulièrement en assurance non vie. La marge de solvabilité ne progresse que très peu
Florent Le Quintrec

A l’image de ses concurrents Axa et Allianz, l’assureur italien Generali a affiché de solides résultats vendredi et s’est montré confiant pour le reste de l’année. Pourtant, le groupe a déprécié à son tour son portefeuille de titres grecs dans le cadre de sa participation au plan de sauvetage du pays, à hauteur de 140 millions d’euros. Et contrairement à ses rivaux, il a également dû passer dans ses comptes une révision en baisse de 143 millions de la valeur de sa participation dans Telco, la holding de contrôle de l’opérateur Telecom Italia qui vient d’accuser une perte de 2 milliards d’euros au premier semestre.

Conséquence de ces dépréciations, le résultat net du groupe a chuté de 45% au deuxième trimestre par rapport à la même période de 2010, à 190 millions d’euros. Mais grâce à ses bons chiffres de janvier à mars, Generali n’affiche qu’un recul limité à 7,7% de son résultat net semestriel, à 805,5 millions.

La performance opérationnelle a tenu toutes ses promesses, et particulièrement dans les activités d’assurance non vie. Les hausses de souscriptions dans l’automobile sur les marchés français, italien et allemand ont permis d’augmenter de 36,3% le bénéfice opérationnel en non vie ainsi que le ratio combiné ramené à 96,5% contre 98,8% un an plus tôt.

Côté assurance vie, la principale activité de Generali, les performances opérationnelles sont également en hausse du fait de meilleures marges et d’un strict contrôle des coûts. Le résultat d’exploitation a ainsi progressé de 6,1% sur un an à 1,66 milliard d’euros. Cela n’a toutefois pas empêché certains analystes de noter que les affaires nouvelles en assurance ont reculé de 9,4% à périmètre comparable.

Au total, le bénéfice opérationnel consolidé atteint 2,4 milliards d’euros au premier semestre contre 2,1 milliards au 30 juin 2011 (+12,7%). La marge de solvabilité a progressé de deux points à 134%, un niveau toutefois très inférieur à la marge d’Axa (184%) et d’Allianz (180%).

«Nous continuons notre stratégie de développement sur les marchés à fort potentiel de croissance et d’amélioration de notre efficacité sur les marchés clés européens», déclare Giovanni Perissinotto, à la tête du groupe, dans un communiqué. «Nous sommes sûrs d’atteindre notre objectif annuel de résultat opérationnel compris entre 4 et 4,7 milliards d’euros.»

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