Generali France améliore sa rentabilité malgré sa baisse d’activité
Après les rumeurs de rachat de Generali France par Allianz, puis la tentative de prise de contrôle du groupe par Intesa SanPaolo, la filiale française de l’assureur transalpin affiche une assise financière renforcée. A l’image de sa maison mère, qui a publié un résultat en hausse hier matin, Generali France a vu son résultat d’exploitation croître de 7,6% l’an dernier, à 701 millions d’euros. Le troisième marché du groupe accuse pourtant une baisse de son chiffre d’affaires de 3,75%, à 10,9 milliards d’euros, révèle la comparaison des rapports annuels de Generali.
Après son rebond de 2015, la filiale tricolore retrouve donc son niveau d’activité de 2014. Mais entretemps, elle a amélioré son bénéfice d’exploitation de 25,6%. «Les résultats de Generali France s’améliorent plus vite qu’anticipé», a déclaré hier aux Echos Eric Lombard, directeur général de la filiale. Pour poursuivre l’effort, il compte remplacer seulement un départ sur deux dans les fonctions non commerciales cette année.
Autre signal fort, le ratio combiné (coûts des sinistres sur primes) est passé l’an dernier sous la barre des 100%, à 99,4% (-0,8 point). La France était le seul grand pays du groupe où les activités d’assurance dommages n’étaient techniquement pas rentables. L’amélioration «reflète les actions menées dans les années récentes pour restaurer un niveau adéquat de profitabilité», souligne Generali, alors même que «l’impact des catastrophes naturelles est resté globalement inchangé» en 2016.
Revers de la médaille, la politique commerciale sélective de Generali France pèse sur l’activité, malgré le nouveau plan de conquête engagé fin 2014 par Eric Lombard. En assurance vie, les primes brutes ont reculé de 4,3% l’an dernier, à 8,4 milliards d’euros, et reviennent quasiment à leur niveau de 2014. Volontaire dans les fonds en euros, dont le rendement baisse inexorablement, le recul de la collecte est plus étonnant dans les unités de compte (-8%), devenues l’objectif numéro un des assureurs vie français. Une fois retraitées des versements, les primes nettes d’assurance vie encaissées par Generali France ont chuté de 62% l’an dernier, à 438 millions d’euros. En dommages, la baisse de 0,9% du chiffre d’affaires, à 2,5 milliards d’euros, efface là aussi l’embellie de 2015. La part de marché de l’assureur a reculé de 0,3 point à 4,6% sur ce segment, alors qu’elle est stable en vie (à 4,9%) et progresse en santé-prévoyance (de 6,2% à 6,5%).
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