« En trois mois, 1.600 profils ont déjà été enregistrés »
Quelle stratégie avez-vous déployée pour développer la mobilité au sein d’Allianz France ?
Après avoir mis en place un dispositif spécifique en 2013, nous avions constaté que le taux de mobilité s’érodait au sein de notre effectif. C’est pourquoi nous avons lancé, en septembre 2017, « Allianz Move », une démarche globale comprenant plusieurs volets : une nouvelle charte, une communauté dédiée sur le réseau social interne, et le déploiement d’eMove, outil que nous avons testé en 2018 sur 300 collaborateurs en recherche active.
Comment fonctionne cet outil ?
Il permet aux salariés de créer leur profil en détaillant leur parcours professionnel, leurs points forts, leurs engagements extra-professionnels, les projets transverses auxquels ils ont participé, leurs souhaits d’évolution, etc. Sur la base des renseignements fournis, un algorithme effectue une analyse sémantique afin d’identifier les opportunités de postes en interne correspondant aux profils des intéressés. Grâce au machine learning, l’outil est capable d’adapter ses recommandations en fonction des réponses que les collaborateurs donnent aux annonces qu’ils reçoivent.
Quels sont les premiers retours d’expérience ?
Selon l’enquête réalisée auprès des collaborateurs ayant testé eMove, plus de la moitié reconnaissaient que, grâce à cet outil, ils avaient découvert des postes auxquels ils n’auraient naturellement pas postulé. Ils étaient aussi près de 60 % à estimer qu’il les avait aidés dans leur projet de mobilité, notamment en leur faisant gagner du temps. Nous avons donc décidé de l’ouvrir, fin février, aux 9.000 collaborateurs d’Allianz France. En trois mois, 1.600 profils ont déjà été enregistrés. Cela confirme l’appétence des salariés pour cet outil qui pourrait bientôt être déployé dans les autres entités du groupe puisque nous sommes « pilotes » sur cette opération.
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