Dexia a réduit sa perte nette à 1 milliard d’euros en 2013
La banque Dexia, détenue à 95% par la France et la Belgique, a accusé une perte nette de 1,08 milliard d’euros sur l’exercice 2013, réduite des deux tiers par rapport à 2012 (2,9 milliards d’euros). Au quatrième trimestre de l’an passé, la pertes nette s’est élevée à 95 millions d’euros, imputable notamment au passage d’une provision destinée à couvrir ses pertes à Porto Rico.
L’ancien numéro un mondial du crédit aux collectivités locales déchu a indiqué que son activité avait été bénéficiaire lors des trois derniers mois de l’année, après trois trimestres consécutifs dans le rouge. Les exigences de fonds propres ont diminué et l’emploi de financements a été moins coûteux. Dexia a réalisé un gain exceptionnel de 54 millions d’euros à la faveur de la vente d’actifs, notamment par la cession de véhicules de titrisation par Crediop, sa filiale italienne de financement public.
Condition de sa survie financière, Dexia bénéficie de 85 milliards d’euros de garanties accordées par Paris, Bruxelles et, dans une moindre mesure, Luxembourg. «L’entrée en vigueur du nouveau mécanisme de garantie de liquidité en janvier 2013 a (..) permis au groupe d’accroître significativement la part de ses financements levés sur le marché et de réduire son recours aux financements des banques centrales», explique la banque.
Dexia a augmenté en 2013 le montant de ses provisions liées à son exposition au secteur public américain, avec notamment le passage d’une charge sur des prêts accordés à Detroit, aujourd’hui en cessation de paiement, et Porto Rico.
En Bourse, l’action Dexia perdait 20% à 4 centimes d’euro à 9h45.
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