Deutsche Bank s’attaque à la refonte de sa division fixed income
Diviser pour mieux régner. Telle serait la devise de Deutsche Bank et plus particulièrement de son nouveau co-directeur général arrivé le 1er juillet, John Cryan. Engagé dans une importante restructuration suite à des performances en déclin depuis plusieurs années, le premier prêteur allemand a présenté en interne les derniers détails de son plan «Strategy 2020».
Les précédentes révélations, données fin avril, n’avaient pas vraiment convaincu les investisseurs alors que Deutsche Bank annonçait un amaigrissement de sa banque d’investissement à hauteur de 200 milliards d’euros d’actifs au profit de la gestion d’actifs et de fortune. L’action avait alors perdu 3,6% sur le coup.
Cette fois-ci, l’institution dévoile une profonde transformation de sa division «fixed income» (FIC), qui regroupe les taux, les crédits et les changes, soit sa plus grosse activité, génératrice de 25% de ses revenus. Cette division sera scindée en six départements, chacun se focalisant sur un type de produit: les changes, les taux, les flux de crédits et produits dépréciés, la gestion de la liquidité, les dérivés listés et la compensation et pour finir les FIC de la région Asie-Pacifique. La division FIC dans sa globalité dépendra d’un comité exécutif présidé par Michael Ormaechea, qui poursuivra également ses responsabilités à la tête de la division FIC Asie-Pacifique.
Chaque département aura son propre comité exécutif qui devra définir, indépendamment les uns des autres, la stratégie à suivre, gérer le risque associé et les revenus. Trois des six dirigeants des départements nouvellement créés dépendront directement de Colin Fan, co-directeur de la banque d’investissement et qui semble être un des organisateurs de cette refonte, à la faveur du départ de Richard Herman, directeur mondial FIC.
«Cette nouvelle structure de gouvernance va amener une meilleure gestion de chaque produit, permettant une plus grande efficacité et une excellence opérationnelle transversale», précise Colin Fan dans la note interne récupérée par Bloomberg. Elle devra surtout permettre à la banque d’atteindre des objectifs ambitieux de profit et de capital avec un retour sur capitaux propres cible de plus de 10% contre 5,7% aujourd’hui et une amélioration du ratio de fonds propre actuel de 11,4%.
Plus d'articles du même thème
-
TPT devient le deuxième superfund britannique à passer l'évaluation du régulateur
TPT Retirement Solutions a levé du capital pour reprendre des régimes de retraite à prestations définies dont l'employeur historique souhaite se défaire. -
Emmanuel Macron était à Doha pour le sommet du Club des fonds souverains pour la planète
Ce point d’étape dans l’agenda du président français a été l’occasion de réaffirmer les engagements des participants pour répondre aux défis structurels de l’économie mondiale. -
Le marché de l’assurance appréhende un nouveau week-end de troubles
Alors que de nouvelles mobilisations contre la vie chère se profilent le week-end du 24 octobre malgré l’interdiction de manifester dans certaines villes, les assureurs ne veulent pas avoir à gérer les conséquences de nouveaux débordements. Le caractère répétitif, simultané et concentré des dommages pouvant conduire à l’inassurabilité de ces risques.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- BNP Paribas augmente la plupart de ses salariés entre 1.000 et 1.500 euros
- Macif Vie est menacée par la Cnil d'une sanction de 7 millions d’euros
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- La retraite par capitalisation cherche sa forme avant la présidentielle
Contenu de nos partenaires
-
Octobre rouge« Si on ne casse pas, on n’obtient rien » : cette jeunesse séduite par la violence
Mûs par une haine de la police, une fascination pour LFI ou une culpabilité de « privilégiés », des lycéens et étudiants jugent que la casse est un dommage collatéral d’une « colère légitime » -
Chasse aux sorcières« Du maccarthysme à l’ancienne » : comment la rhétorique de Lecornu fait les affaires de Mélenchon
A force de voir l’ombre de LFI partout, sans jamais reconnaître ses propres manquements, le chef du gouvernement achève de dresser toute la gauche contre lui -
EditorialFermeté de la justice avec les émeutiers : assez de cris d’orfraie !
Les mêmes qui s’indignent immanquablement des attaques contre les « juges rouges » sont tout à coup bien prompts à accréditer l’idée d’une justice aux ordres