Désormais unifié, ING France veut développer son activité de financement

La fusion de sa banque en ligne et de sa banque commerciale permet à ING Bank France de financer les entreprises avec les dépôts de ses clients particuliers
Alexandra Oubrier

Effective depuis le 1er mai 2013, la fusion des activités de banque en ligne et de banque commerciale d’ING en France s’est opérée à effectifs constants, soit 600 collaborateurs. L’objectif officiel n’est pas de réaliser des économies mais plutôt «de faire plus de business avec le même nombre de personnes», a expliqué lors de son passage à Paris Eli Leenaars, membre du conseil de direction d’ING Bank et PDG d’ING Retail International.

«Comme les dépôts que nous gérons en France sont plus importants que les financements que nous réalisons, la fusion des deux entités françaises nous permettra de développer le financement des entreprises et de préparer notre entrée sur le marché du crédit aux particuliers, a complété Benoît Legrand, auparavant directeur général d’ING Direct et désormais PDG d’ING France. Nous financer par les dépôts revient moins cher que de solliciter notre maison-mère à Amsterdam.» La fusion entre les deux entités n’apporte donc pas à proprement parler une économie d’échelle, mais permet à la banque de se refinancer à moindre coût et de renforcer son activité auprès des entreprises.

Présente depuis trente ans en France, ING Commercial Banking totalise 10 milliards d’euros d’engagements et compte parmi ses 2.000 clients une centaine de grandes entreprises françaises qu’elle accompagne à l’international. Elle est placée sous la direction de Paul-Emmanuel Aerts, jusqu’alors directeur général adjoint, tandis que Bernard Roman, anciennement PDG d’ING Commercial Banking en France devient directeur de la stratégie d’ING France. Quant à ING Direct, lancé il y a treize ans, il affiche près de 900.000 clients, dont 175.000 ont opté pour le compte courant, et pas loin de 15 milliards d’euros d’encours. Sa part de marché, quoique significative pour le seul périmètre des banques en ligne (environ 45%), reste modeste à l’échelle des banques françaises traditionnelles.

«Notre objectif n’est pas la taille, mais la qualité de service à nos clients et la réponse à leurs besoins», insiste Eli Leenaars. ING France a mis l’accent sur les services digitaux qui lui permettent d’afficher des coûts cinq fois inférieurs à ceux des banques traditionnelles et d’être rentable depuis dix ans. Sophie Heller, jusqu’alors vice-présidente marketing et communication, devient directrice d’ING Direct.

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