Des dirigeants de Wells Fargo paient cher l’affaire des faux comptes
Des dirigeants de Wells Fargo ont conclu un accord d’un montant de 240 millions de dollars (211 millions d’euros) pour régler un litige avec des actionnaires américains dans l’affaire de création par des employés de la banque de millions de comptes non autorisés.
Le règlement contraint les assureurs de 20 dirigeants et administrateurs actuels ou passés de Wells Fargo, dont le PDG Tim Sloan et son prédécesseur John Stumpf, à verser ces 240 millions à la banque. Il clôt un dossier dans lequel ces dirigeants étaient accusés d’avoir manqué à leurs obligations fiduciaires en faisant consciemment abstraction de ces faux comptes et en ne mettant pas fin à leur création.
Les dirigeants concernés ont nié avoir commis un quelconque acte répréhensible en acceptant le règlement, déposé devant le tribunal fédéral de San Francisco, où se trouve le siège de Wells Fargo. Les avocats des actionnaires ont déclaré que cet accord était le plus gros règlement en espèces financé par des assureurs dans le cadre d’une action en justice de ce type. Le règlement nécessite l’approbation d’un juge.
En avril, Wells Fargo a accepté une amende d’un milliard de dollars dans le cadre d’un accord avec les autorités américaines qui l’accusaient d’avoir lésé ses clients par certaines pratiques en matière d’assurance automobile et de prêts immobiliers.
Mercredi, la banque a fait savoir qu’elle risquait d’avoir à payer 2,7 milliards de dollars de plus que le montant qu’elle avait provisionné au 31 décembre pour régler ses problèmes juridiques.
Plus d'articles du même thème
-
L’IA générative s’interpose de plus en plus entre la banque et ses clients
L’IA générative devient partie intégrante des prises de décisions des clients bancaires et les usages évoluent vite, bousculant les modèles d’affaires des banques de réseaux généralistes. Si elles n’intègrent pas rapidement des agents IA dans leurs parcours, ces derniers pourraient devenir de nouveaux concurrents. -
A son tour, Barclays annonce des suppressions d’emplois sous couvert d’IA
La banque britannique, pénalisée par le trading obligataire, publie des résultats trimestriels en demi-teinte. Elle annonce un nouveau programme de rachat d’actions à hauteur de 500 millions de livres sterling. -
Les banques françaises restent très dépendantes de leur marché domestique
Les groupes mutualistes, BPCE, le Crédit Agricole et le Crédit Mutuel, réalisent l’immense majorité de leurs revenus dans l’Hexagone. Les banques non mutualistes, BNP Paribas et la Société Générale, sont moins exposées mais la France demeure de loin leur premier marché alors que la situation du pays inquiète avec un taux souverain à dix ans qui vient de passer les 5%.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
- Le taux souverain français dépasse 5%
Contenu de nos partenaires
-
Simple, vraiment ?Le parcours semé d’embûches du droit européen des affaires
Les institutions européennes tentent de faciliter la vie des entreprises, mais la simplification est un exercice complexe -
IdiocratieParcoursup ou le tabou français de la sélection
Le gouvernement promet de réformer Parcoursup en 2027 avant de remplacer la plateforme en 2028. Derrière la mobilisation lycéenne, une bataille plus profonde se joue : celle de la sélection et de la valeur des diplômes -
Victoire à la PyrrhusBrésil : pourquoi le nouveau mandat de Lula s'annonce difficile
Le président brésilien de gauche peut se réjouir de sa spectaculaire remontada mais la forte progression du nombre de parlementaires bolsonaristes devrait compliquer son mandat