« Dans les entreprises, on sent que le côté physique manque énormément »
A quelles contraintes les entreprises situées à La Défense sont-elles confrontées pour le retour de leurs salariés au bureau ?
L’un des principaux problèmes à La Défense est lié à la gestion des flux dans les transports, ainsi que dans les IGH (immeubles de grande hauteur), avec la distanciation dans les ascenseurs par exemple. Autre élément spécifique aux tours de La Défense : les fenêtres ne peuvent pas s’ouvrir et les systèmes de renouvellement de l’air peuvent présenter un risque de propagation du coronavirus. Par ailleurs, il faut réorganiser la restauration pour les salariés qui sont de retour car les espaces dédiés (restaurants d’entreprise, cafétérias, espaces de convivialité) n’assurent toujours pas une activité optimale. Point positif pour les bureaux en flex office (un aménagement de plus en plus répandu dans les IGH), ces derniers sont plus compatibles avec les règles sanitaires que le système classique de bureaux attribués.
Le télétravail reste encore la norme. Va-t-il s’inscrire plus durablement dans les modes de travail ?
Les questions que les entreprises se posent sont les suivantes : pourquoi les salariés doivent-ils revenir au bureau ? Doivent-ils revenir ? Actuellement, l’argument du travail collaboratif pour inciter à revenir au bureau a ses limites puisque les parties communes et les salles de réunion ne peuvent accueillir qu’un nombre limité de personnes. Les mentalités évoluent et on voit beaucoup de réunions réalisées à distance mais on sent que le côté physique manque énormément. Les entreprises ont besoin de continuer à faire avancer des projets, de former leurs plus jeunes collaborateurs…, ce qui requiert, selon elles, une présence physique. En outre, attention, nous ne sommes pas tous égaux devant le télétravail ! D’une certaine façon, le bureau uniformise les conditions de travail, surtout quand il est organisé en flex office (bureaux partagés). A l’avenir, les surfaces par salarié pourraient augmenter, ainsi que les espaces communs. Les entreprises pourraient aussi s’orienter vers un « mix » entre management de proximité, télétravail et flex office.
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