Crédit Suisse renoue avec les bénéfices
Crédit Suisse a annoncé, mercredi matin, un bénéfice net part du groupe en hausse de 16,4% à 694 millions de francs suisses (579 millions d’euros) au premier trimestre, son meilleur trimestre depuis le lancement d’un plan de restructuration par le directeur général Tidjane Thiam.
La banque avait essuyé une perte combinée de 6,56 milliards de francs en 2016 et 2015, tandis qu’une dépréciation fiscale de 2,3 milliards de francs avait effacé ses bénéfices l’an dernier.
«Les résultats du premier trimestre nous placent en bonne voie pour la troisième et dernière année de notre restructuration; nous regardons l’avenir en ayant confiance en notre nouveau modèle d’affaires et en nos capacités à mettre en oeuvre notre stratégie», déclare Thiam dans un communiqué.
Toutefois, signale le Crédit Suisse, «nous nous attendons à ce que les marchés et une bonne partie des classes d’actifs soient exposés à des périodes de volatilité en hausse, en raison des facteurs géopolitiques, de l’actualité relative aux négociations commerciales et des résultats du resserrement de la politique monétaire».
«Les niveaux d’activité clientèle restent sensibles à ces facteurs, en particulier dans nos activités plus dépendantes du marché», ajoute-t-il.
Le concurrent UBS a déçu les investisseurs lundi car si le pôle banque d’investissement a brillé au premier trimestre, la gestion de fortune a en revanche fait moins bien que prévu.
Le ratio de fonds propres CET1 de Crédit Suisse, que Thiam s'était donné pour objectif d’améliorer, a progressé à 12,9% contre 12,8% à la fin du dernier trimestre 2017.
La collecte nette, un indicateur des bénéfices futurs de la gestion de fortune très surveillé, a totalisé 14,4 milliards de francs, la plus élevée depuis trois ans.
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