Covéa vise une montée en puissance progressive sur le marché de la santé
Dans le chantier au long cours que constitue l’intégration de Covéa, la prochaine étape passera par les ressources humaines. «Nous allons entamer les discussions en vue de parvenir à un statut commun à l’ensemble des collaborateurs du groupe», a rappelé lundi Thierry Derez, le président du groupe mutualiste. La société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam), qui chapeaute les enseignes Maaf, MMA et GMF, compte aujourd’hui pas moins de 35 sociétés employeurs.
Un pas supplémentaire après le regroupement de la gestion des sinistres (AIS) ou la mise en commun de la réassurance et de la gestion financière. «Nous allons de la juxtaposition vers la mutualisation. Mais nous conserverons les marques et les réseaux de distribution», a souligné Thierry Derez.
Avec des marques à forte notorité, Covéa table sur une montée en puissance progressive sur le marché de la santé-prévoyance (12% du chiffre d’affaires l’an dernier). Un marché qui va être bousculé en partie par la généralisation de la complémentaire santé à l’ensemble des salariés au 1er janvier 2016. «Les conditions actuelles peuvent laisser craindre une guerre tarifaire à l’occasion du lancement de l’ANI», anticipe Didier Bazzocchi, directeur général santé et prévoyance de Covéa. Le groupe entend rester «raisonnable» sur le plan technique même s’il se dit prêt à encaisser une dégradation du ratio combiné pour gagner des TPE-PME. Covéa compte par ailleurs tirer parti de toutes les opportunités offertes par l’ANI, notamment à la lumière des évolutions dans le monde des mutuelles. Le groupe développe ainsi une activité d’acceptations en réassurance en santé et prévoyance.
En assurance vie individuelle (23% du chiffre d’affaires en 2014), la collecte brute a totalisé 3,8 milliards d’euros, dont 1,6 milliard pour GMF. Le chiffre d’affaires ressort en hausse de 8%, supérieure à celle du marché pour les fonds en euro (+5%). Les taux servis ont varié en fonction des bonus de 2,55% (pour MMA) à 3,05% (pour GMF). La gestion propre de l’assureur a été marquée par la regénération de près d’un tiers du portefeuille actions, ce qui a permis de matéraliser 900 millions d’euros de plus-values latentes de participations, certaines remontant jusqu'à 2009.
De nouvelles opérations de revente ont eu lieu en début d’année et la semaine dernière, le groupe n'étant «pas à l’aise» dans le contexte de marché actuel.
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