Covéa allie dynamisme commercial et redressement de sa rentabilité
MMA retrouve des couleurs. L’assureur mutualiste, membre de la société de groupe d’assurance mutuelle (Sgam) Covéa avec GMF et Maaf, a multiplié par sept son résultat net en 2010, s’établissant à 144 millions d’euros contre 21 millions un an plutôt. La compagnie n’a pourtant pas été épargnée par les événements climatiques (tempête Xynthia, inondations dans le Var) qui lui ont coûté 49 millions d’euros net de réassurance. Cette situation a d’ailleurs pesé sur son ratio combiné en assurances dommages, qui ressort à 104,9 % contre 105,5 %. «Nous visons 102,1 % pour 2011», a annoncé Christian Baudon, directeur général de MMA. En outre, elle a dû s’acquitter de l’«exit tax » de 10 % sur la réserve de capitalisation pour un montant de 57 millions d’euros. «Pour l’ensemble de Covéa, cette «exit tax» aura finalement coûté 180 millions d’euros», a précisé Thierry Derez, son PDG.
Le redressement de la rentabilité de MMA s’explique par sa volonté de privilégier ses marges. «Nous avons pris des mesures qui nous ont conduits à résilier des contrats pour des raisons de rentabilité ou de dérapage de la sinistralité», a indiqué Christian Baudon. Une démarche à l’œuvre sur le marché des entreprises, où les revenus ont reculé de 3,7 % à 1,83 milliard d’euros, alors que l’activité auprès des particuliers a progressé de 8%.
Toutefois, MMA est parvenu à dépasser pour la première fois de son histoire le seuil des 6 milliards d’euros de chiffres d’affaires (6,2 milliards), en hausse de 4,9%. L’activité a été tirée par l’assurance vie, la collecte progressant de 12,9% à 1,9 milliards d’euros, tandis que la branche IARD n’a progressé que de 1,8%.
Porté par ses bonnes performances, Covéa réalise un chiffre d’affaires de 13,6 milliards d’euros (+4,4 %) et voit son résultat net bondir, passant de 245 à 522 millions d’euros en un an. Pour 2011, le groupe mutualiste compte porter son attention sur l’international, après les acquisitions de Provident Insurance en Grande-Bretagne et des assurances de Banca Popolare di Milano en Italie. «La part de l’international dans nos revenus doit passer de 3% à 10 % en 2011», a indiqué Thierry Derez, PDG de Covéa.
Par ailleurs, l’assureur mutualiste a confirmé la cession imminente du comparateur Assurland, dont il détient 80% du capital, à des fonds, espérant aboutir fin juillet «si les valorisations nous conviennent».
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