Commerzbank s’apprête à battre le rappel sur le marché primaire actions
La banque allemande devrait dévoiler dimanche ou lundi une augmentation de capital visant à récolter 3,95 milliards d’euros
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Antoine Duroyon
La course aux fonds propres est lancée. Selon plusieurs sources citées par Reuters, Commerzbank devrait annoncer dimanche ou lundi une augmentation de capital de 3,95 milliards d’euros. «Un prix d’environ 2,10 euros à 2,20 euros par nouveau titre pourrait être atteint si le titre continue de s'échanger au niveau actuel», a indiqué l’une des sources. L’action a clôturé hier en hausse de 3,13% à 3,92 euros. Au prix d’environ 2,15 euros, la banque devrait émettre environ 2,45 milliards de nouvelles actions, ce qui aurait pour effet de presque quadrupler le nombre de titres en circulation. Un montant largement inférieur aux estimations qui évoquaient mi-avril une fourchette de 3 à 3,5 euros.
Une opération qui s’inscrit dans le cadre d’une augmentation de capital géante de 11 milliards d’euros (dont 8,25 milliards en actions), à l’architecture complexe, destinée à rembourser les aides publiques reçues pendant la crise financière. Selon le directeur financier du groupe, le ratio core tier one devrait s'établir à 9,7% une fois l’augmentation de capital effectuée, contre 11% à la fin du premier trimestre.
Berlin a soutenu l'établissement au travers de 16,2 milliards d’euros de «participations silencieuses» (capitaux hybrides sans droit de vote) et a pris 25% du capital plus une action pour 2 milliards d’euros. Une première étape a été réalisée il y a quelques semaines avec le remboursement au SoFFin, le fonds de secours public, de 5,7 milliards d’euros via l'émission d’obligations obligatoirement convertibles (Comen). Les 5,3 milliards restants doivent donc être réunis via une émission de droits. Et avec 3,3 milliards d’euros puisés sur ses fonds propres, la banque compte rembourser 14,3 milliards d’euros à l’Etat fédéral d’ici cet été.
Ces modalités avaient été approuvées, a posteriori en partie, à une quasi-unanimité lors de l’assemblée générale des actionnaires qui s'était tenue le 6 mai. Certains petits porteurs avaient toutefois exprimé leur mécontentement à cette occasion. L’action s’est effondrée de plus de 35% au cours des trois derniers mois et aucun dividende n’a été versé depuis 2008. Une habitude qui devrait toutefois reprendre à compter de l’exercice 2012.
Axel Plichon, cofondateur et responsable du développement d’Eleva Capital, explique à L'Agefi les raisons de l’ouverture d’un grand bureau à Milan. Revenant sur l’année 2025, il confie que d’autres stratégies que les fonds phare ont attiré des flux. Enfin, il se dit peu intéressé par la croissance externe.
Interrogé par Les Echos sur la crise de confiance «inédite» que traverse le marché du crédit privé aux Etats-Unis, Justin Muzinich, PDG de la société d’investissement Muzinich & Co, spécialisée en la matière, estime qu’il s’agit «du cycle financier habituel» où «l’abondance nourrit les excès» et certains «perdent de vue la relation entre risque et rendement». S’il estime que «des opérations méritent d'être passées au crible dans le secteur de l’assurance aux Etats-Unis», le marché du crédit privé «n’est pas assez important pour causer un risque systémique». Il ajoute que les limites de retraits imposées dans certains fonds semi-liquides vendus aux particuliers n’a rien de surprenant, les fonds ayant appliqué leurs règles de fonctionnement.
Entre vacances dans des cliniques cinq étoiles, cure de sommeil et régime ultime, le bien-être et la santé sont désormais au cœur des préoccupations. Quand le corps devient un projet, l’industrie du luxe s’adapte aussi.