Coface augmente son taux de rétention pour profiter de la reprise
Lente et laborieuse, la reprise mondiale n’en demeure pas moins source d’opportunités. A l’occasion de la présentation de ses résultats 2014, marqués par une hausse de 23,2% de son bénéfice, à 140 millions d’euros, Coface a ainsi indiqué avoir augmenté l’an dernier son taux de rétention de risque sur assurance-crédit de plus de 4 points de pourcentage (pp), à 76,5%.
«Nous avons confiance en nous, ce qui nous a conduit à céder moins de risque pour garder davantage de résultats», a ainsi décrypté le directeur général de l’assureur-crédit, Jean-Marc Pillu.
La hausse de cet indicateur, qui mesure la part des primes non cédées à des réassureurs, s’est accompagnée d’une augmentation des commissions versées par ces derniers en contrepartie de la quote-part de résultat que leur rétrocède Coface. Le rapport des commissions sur primes cédées a ainsi augmenté de 34,2% à 35,8%, traduisant l’intérêt des réassureurs pour le risque Coface. «Depuis quatre ans, nous travaillons auprès des réassureurs pour leur démontrer que nous sommes un fournisseur de qualité», analyse Jean-Marc Pillu.
Conséquence, les reversements aux réassureurs ont augmenté de 4,5%, à 69 millions d’euros, quand le résultat technique des souscriptions d’assurance-crédit a augmenté de 21,2%, à 235 millions. Ce dernier a aussi bénéficié de l’amélioration de la conjoncture mondiale, qui devrait notamment se matérialiser par une accélération de la croissance du commerce international à 5% en 2015, selon Coface. L’an dernier, le ratio de sinistralité net de réassurance a déjà diminué de 3,5 points, à 50,4%.
Ce reflux de la sinistralité a permis à Coface de porter sous le seuil de 80% son ratio combiné (79,7%), comme l’assureur-crédit l’avait promis à l’occasion de son introduction en Bourse en juin dernier par Natixis. Retraité de l’impact des changes, très volatils en Amérique latine, le chiffre d’affaires est ressorti en hausse de 1,6%, à 1,44 milliard d’euros, conformément aux prévisions de la société.
Outre la poursuite d’un strict contrôle des coûts, le groupe va continuer son effort de conquête client, qui s’est traduit par une hausse de 7% de la production nouvelle l’an dernier, à 154 millions d’euros. «Le taux de pénétration de l’assurance-crédit demeure relativement faible aux Etats-Unis», constate Jean-Marc Pillu. Coface y a déjà augmenté le nombre de ses agents de 50% l’an dernier.
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