Coface annonce un plan d’économies de 30 millions d’euros
L’assureur-crédit Coface a dévoilé mercredi après la clôture de la Bourse les détails de son plan stratégique «Fit to win» dont il avait esquissé les grandes lignes fin juillet. Le plan s’articule autour de trois grands axes: renforcer la gestion des risques, diminuer les coûts avec un plan d'économies de 30 millions d’euros, et mettre en oeuvre une stratégie de croissance plus sélective selon les marchés.
Le groupe promet notamment une politique attractive de distribution de plus de 60 % du résultat net, tout en ciblant un ratio de solvabilité «situé dans le haut de la fourchette de 140 % à 160 % et une notation de solidité financière de minimum A», selon son communiqué. Pour ce faire, Coface «a identifié des leviers d’amélioration de l’utilisation de son capital, notamment grâce au recours accru à la réassurance».
Coface, dont Natixis détient 41,2% du capital, vise aussi un rendement sur fonds propres nets des actifs incorporels moyens (RoATE) «de plus de 9 % à travers le cycle, après optimisation du modèle de capital». Il espère atteindre un ratio combiné de 83%. Après la perte de l’activité de garantie publique à l’export, l’assureur crédit prévoit un plan d'économies de 30 millions d’euros à fin 2018, qui s’accompagnera d’investissements nécessaires à la transformation des technologies et des processus (35 millions d’euros) ainsi que les coûts de restructuration (35 millions également).
Tombée à 4,20 euros début juillet, l’action Coface a regagné près de 50% depuis, à 6,14 euros mercredi (+4,87%). Elle traite cependant largement en-dessous de son prix d’introduction en Bourse de 10,40 euros en juin 2014. Natixis a dû déprécier fin juillet les survaleurs attachées à cette participation dans ses comptes.
Plus d'articles du même thème
-
La croissance de Korège porte Matmut au premier semestre
L’assureur mutualiste voit son volume d’affaires croître de plus de 45% à 2,6 milliards d’euros sur les six premiers mois de l’année, toutes activités confondues, notamment grâce à la bonne dynamique en épargne-prévoyance et à l’intégration de Korège, l'ex-HSBC vie. -
Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
Parmi les objectifs du prochain plan stratégique 2027-2029 baptisé Growing forward, le déploiement massif de l’IA figure en bonne place. Les enjeux liés sont élevés, autant que les espoirs de l’assureur qui compte sur une mécanique d’industrialisation bien précise pour conquérir de nouvelles parts de marché. -
Santander remporte son appel contre Axa dans l’affaire des polices d’assurance emprunteur
La Cour d'appel de Londres a donné raison à Santander dans son bras de fer judiciaire avec Axa au sujet des assurances emprunteur PPI. Elle infirme ainsi une décision de première instance qui condamnait la banque espagnole à verser quelque 677 millions de livres à l’assureur français.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
- Axa place la conquête au coeur de son nouveau plan stratégique
- La Société Générale mise sur une meilleure éducation financière des femmes
- La coûteuse ardoise de la frilosité des épargnants français
- Axa veut passer à l’échelle dans l’IA
- En plein défi réglementaire, Revolut fait face à une cyberattaque
Contenu de nos partenaires
-
Démocratie fictiveLégislatives en Russie : quels sont les quatre partis que le Kremlin autorise à concourir ?
Les Russes sont appelés à renouveler la chambre basse de leur Parlement. Au cours de ce scrutin sous tension et sans suspense, le pouvoir exécutif tolère la présence de quatre partis non hostiles à la guerre en Ukraine -
Affaire Renault : Rachida Dati, avocate de son contrat d'avocate
L'ancienne ministre a tenté de justifier sa mission, rémunérée 900 000 euros, par le constructeur automobile. Son interrogatoire se poursuivra lundi 21 septembre -
« La France n’a pas choisi cette guerre » : face aux chefs de parti, Emmanuel Macron plaide non-coupable sur la crise des carburants
Après sa réunion avec les chefs de parti, le président a insisté sur sa stratégie diplomatique, reléguant au second plan les efforts financiers demandés par les oppositions