CNP peine à collecter sur les produits en unités de compte

La part des ventes sur ce segment s’est établie à seulement 6 % en France au troisième trimestre, en net recul
Virginie Deneuville

CNP Assurances (CNP) a dévoilé mercredi des chiffres d’activité, au titre des neuf premiers mois de l’année 2010, jugés quelque peu «décevants» par la communauté financière. Cette publication reflète plus particulièrement la difficulté du groupe, comme ses concurrents, à développer ses ventes de produits en unités de compte (UC), plus rémunérateurs pour la compagnie que les contrats en euros.

Sur le troisième trimestre, «la part des unités de compte est de 6% en France et de 11% pour l’ensemble du groupe, des chiffres plutôt faibles en comparaison des premier et deuxième trimestres 2010, à respectivement 10 et 12% en France», relève le bureau d’études Raymond James. Selon ce dernier, «la dynamique de la collecte ne convainc pas et la problématique de pression sur les marges reste intacte pour le métier épargne».

Ce ralentissement dans la collecte des produits en UC est principalement lié «à la non répétition de flux vers un produit spécifique investi dans une obligation émise par BPCE, qui a gonflé les ventes sur les deux premiers trimestres», précise le bureau d’études KBW.

Les encours globaux sur neuf mois ont crû de 7,6% par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui est «en ligne avec le marché français (+7,3%), (mais) marque une décélération du rythme de croissance par rapport à fin juin (+9,2%), sans doute partiellement liée à l’évolution des marchés financiers», souligne Raymond James.

A fin septembre, le chiffre d’affaires de la CNP s’établissait à 24,6 milliards d’euros, en progression de 2,5% sur un an et en stagnation (+0,4%) en excluant effets de change et de périmètre. En France, les revenus de l’assureur se sont révélés quasi stables (+0,3%) à 19,8 milliards d’euros, là où le secteur de l’assurance vie a enregistré une hausse moyenne de l’ordre de 4%.

Cette sous-performance s’explique par le souhait de ne pas mettre l’accent «sur les campagnes de promotion des produits en euros» en vue de préserver les marges, a indiqué mercredi Antoine Lissowski, directeur financier, à l’occasion d’une conférence téléphonique.

Publié pour la première fois de façon trimestrielle, le résultat net à fin septembre s’établissait à 795 millions d’euros. Il devrait dépasser en 2010 celui de 2009, qui s’élevait à un milliard d’euros, a indiqué Antoine Lissowski. Parallèlement, la marge de solvabilité s’élevait à 243%, contre 193% à fin juin.

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