CNP peine à collecter sur les produits en unités de compte
CNP Assurances (CNP) a dévoilé mercredi des chiffres d’activité, au titre des neuf premiers mois de l’année 2010, jugés quelque peu «décevants» par la communauté financière. Cette publication reflète plus particulièrement la difficulté du groupe, comme ses concurrents, à développer ses ventes de produits en unités de compte (UC), plus rémunérateurs pour la compagnie que les contrats en euros.
Sur le troisième trimestre, «la part des unités de compte est de 6% en France et de 11% pour l’ensemble du groupe, des chiffres plutôt faibles en comparaison des premier et deuxième trimestres 2010, à respectivement 10 et 12% en France», relève le bureau d’études Raymond James. Selon ce dernier, «la dynamique de la collecte ne convainc pas et la problématique de pression sur les marges reste intacte pour le métier épargne».
Ce ralentissement dans la collecte des produits en UC est principalement lié «à la non répétition de flux vers un produit spécifique investi dans une obligation émise par BPCE, qui a gonflé les ventes sur les deux premiers trimestres», précise le bureau d’études KBW.
Les encours globaux sur neuf mois ont crû de 7,6% par rapport à la même période de l’année précédente, ce qui est «en ligne avec le marché français (+7,3%), (mais) marque une décélération du rythme de croissance par rapport à fin juin (+9,2%), sans doute partiellement liée à l’évolution des marchés financiers», souligne Raymond James.
A fin septembre, le chiffre d’affaires de la CNP s’établissait à 24,6 milliards d’euros, en progression de 2,5% sur un an et en stagnation (+0,4%) en excluant effets de change et de périmètre. En France, les revenus de l’assureur se sont révélés quasi stables (+0,3%) à 19,8 milliards d’euros, là où le secteur de l’assurance vie a enregistré une hausse moyenne de l’ordre de 4%.
Cette sous-performance s’explique par le souhait de ne pas mettre l’accent «sur les campagnes de promotion des produits en euros» en vue de préserver les marges, a indiqué mercredi Antoine Lissowski, directeur financier, à l’occasion d’une conférence téléphonique.
Publié pour la première fois de façon trimestrielle, le résultat net à fin septembre s’établissait à 795 millions d’euros. Il devrait dépasser en 2010 celui de 2009, qui s’élevait à un milliard d’euros, a indiqué Antoine Lissowski. Parallèlement, la marge de solvabilité s’élevait à 243%, contre 193% à fin juin.
Plus d'articles du même thème
-
Paris cherche à préserver un vernis de crédibilité budgétaire
Pour éviter que les taux s’emballent et ne pèsent encore davantage sur les coûts de financement de la dette, le gouvernement a présenté son budget 2027 avec 43 milliards d’euros d’économies et hausse d'impôts largement réparties, mais préservant les investissements dans la défense. -
Paramount s'ouvre au prix fort la voie à sa mégafusion avec Warner
Paramount a conclu, mercredi 30 septembre, un accord avec douze Etats américains, ouvrant la voie à sa fusion à 110 milliards de dollars âprement négociée avec Warner Bros. Discovery. Il vient aussi de boucler une émission de dette de 52 milliards de dollars. Mais ce rachat lui coûtera bien plus cher que prévu en raison de la hausse des taux d'emprunt. -
Oddo BHF nomme un nouveau directeur général
Gonzague Depouilly rejoint le pôle Corporate Finance, avec un périmètre centré sur l’énergie et la défense.
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
- L'ACPR stoppe Wakam dans sa course en l'obligeant à cesser ses souscriptions
- Laura Denis, un air frais souffle sur Bercy
- TotalEnergies va augmenter son dividende et réduire sa dette
- Le Crédit Agricole et UniCredit envisageraient de se partager l’italien Banco BPM
- Les successions font flamber les rémunérations aux Etats-Unis
Contenu de nos partenaires
-
Spiritueux d'exception : le sacre des métiers d'art
Les premiers crus dévissent, mais dans les chais et les ateliers, maîtres assembleurs, cristalliers et moines façonnent de nouveaux objets de désir. -
Des Michel-Ange pur sucre
Longtemps éclipsés par les chefs cuisiniers, les pâtissiers sont devenus de véritables têtes d'affiche. Une revanche dopée notamment par les réseaux sociaux. -
La relève au bout des doigts
Afin d'assurer la continuité de leurs ateliers, les Maisons de luxe multiplient les initiatives pour transmettre leurs savoir-faire et donner envie aux nouvelles générations de faire carrière avec leurs mains.