Citi et Wells Fargo rassurent le marché
Toutes les baisses de bénéfices ne se valent pas. Alors que la publication des résultats en repli de JPMorgan mercredi avait provoqué une chute du cours de son action de près de 5%, entraînant dans son sillage la plupart des valeurs bancaires américaines, les chiffres publiés par Citi et Wells Fargo vendredi, bien qu’également en baisse, ont été salués par les marchés. En milieu d’après-midi le titre de Citi montait de plus de 6% et celui de Wells Fargo progressait de plus de 5%.
Citigroup a annoncé une baisse de 27% de son bénéfice net au deuxième trimestre, à 4,55 milliards de dollars. Comme pour JPMorgan, une partie de cette baisse est à imputer à de nouvelles provisions pour créances douteuses de 375 millions de dollars au deuxième trimestre, alors qu’un an plus tôt, le groupe avait effectué une reprise de provisions de 2,4 milliards de dollars. Mais contrairement à son concurrent, les résultats de Citi surpassent les attentes des analystes. Le produit net bancaire (PNB) de Citigroup a progressé de 11% au trimestre écoulé, à 19,64 milliards de dollars, porté par une forte croissance dans le segment «Institutional Clients Group», qui comprend la banque d’investissement et le trading. Les analystes s’attendaient à un PNB de 18,4 milliards de dollars. A l’aune de ces résultats, les actionnaires de la banque ne lui ont pas tenu rigueur d’avoir, comme JPMorgan, mis en pause son programme de rachat d’actions.
Wells Fargo profite du rallye
Pour Wells Fargo, la situation est un peu différente. Ses bénéfices au deuxième trimestre, en baisse de 48% par rapport à l’année précédente à 3,21 milliards de dollars, apparaissent inférieurs aux attentes des analystes. Son produit net bancaire, à 17,3 milliards de dollars, affiche un repli de 16% par rapport à celui de 20,27 milliards de dollars réalisé un an plus tôt. Mais un chiffre a contribué à rassurer les investisseurs : ses revenus d’intérêts ont progressé de 16% à 10,2 milliards de dollars. La banque commence donc à percevoir les bénéfices de la hausse des taux. Autre bonne nouvelle pour ses actionnaires, elle maintiendra son programme de rachat d’actions. «Bien que notre bénéfice net ait diminué au deuxième trimestre, nos résultats sous-jacents reflètent l’amélioration de notre capacité bénéficiaire, les dépenses diminuant et la hausse des taux d’intérêt entraînant une forte croissance des revenus d’intérêts nets», a déclaré le directeur de la banque Charlie Scharf dans un communiqué.
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