Caltagirone continue de semer la zizanie chez Generali
Rebelote pour Francesco Gaetano Caltagirone. Le deuxième plus grand investisseur de Generali, avec 9,95% du capital, a démissionné vendredi du conseil d’administration du groupe. «Les raisons n’ont pas été divulguées», précise l’assureur italien dans un communiqué. Début 2022, Francesco Gaetano Caltagirone avait déjà démissionné du conseil d’administration alors qu’il était administrateur non indépendant et membre de nombreux comités, dont celui pour les investissements et opérations stratégiques, sur fond de critique de la stratégie du groupe. A la tête d’une liste dissidente lors du vote du renouvellement de l’assemble générale fin avril, il a finalement été élu aux côtés de deux autres membres de sa liste : l’ancienne présidente de Luxottica Marina Brogi et l’ancien président-directeur général de Telecom Italia Flavio Cattaneo.
Cette annonce traduit la persistance des tensions chez Generali. Après que la liste soutenue par Mediobanca, actionnaire majoritaire qui détient 12,9% du capital et cristallise les critiques de Francesco Gaetano Caltagirone, a reçu 55,9% des votes lors de l’assemblée générale et amené à la reconduction de Philippe Donnet à la direction, l’espoir d’une accalmie n’a pas vécu longtemps. Alberto Nagel, président-directeur général de la banque italienne, a eu beau souhaiter promouvoir «une nouvelle période d’apaisement permettant de mettre de côté les confrontations», l’appel n’a pas été entendu. Les candidats de la liste Caltagirone ont ainsi refusé de siéger dans les comités du conseil, demandant la création d’un comité «pour l’évaluation préalable des opérations stratégiques».
Cette agitation n’est pas sans effet sur le groupe. Le titre Generali a clôturé, vendredi, en baisse de 1,98%, à 17,08 euros, à la Bourse de Milan. Les investisseurs craignent que Francesco Gaetano Caltagirone réduise sa participation dans le groupe bien que certaines sources proches de l’homme d’affaires rapportent qu’il n’entend pas vendre ses parts. Or, en dehors du conseil d’administration, il n’a pas à rendre publiques ses transactions.
«Le conseil d’administration sera convoqué dans les prochains jours pour toute décision ultérieure concernant son remplacement», précise Generali dans un communiqué. Selon toute logique, il devrait s’agir d’un candidat de la liste présentée par Caltagirone lors du renouvellement du conseil d’administration, à savoir Roberta Neri, ancienne présidente-directrice générale de l’entreprise publique italienne de gestion du trafic aérien Enav.
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