BPCE vise un milliard d’euros d’économies d’ici 2020
Le groupe mutualiste a annoncé mardi un objectif d'économies d’un milliard d’euros d’ici 2020, à l’occasion de la présentation du plan de transformation de sa banque de proximité. Ce chiffre comprend les 250 millions d’euros de réductions de coût déjà annoncés par Natixis. Pour réaliser ces économies, BPCE engagera 790 millions d’euros d’investissement, dont 220 millions pour Natixis. La banque investira, en supplément, 750 millions d’euros sur la période 2017-2020 pour renforcer sa digitalisation.
«Nous remplacerons un peu moins de deux départs sur trois», sur les 11.000 attendus durant les trois prochaines années, a déclaré lors d’une conférence de presse François Pérol, le président du directoire de BPCE.
BPCE, qui regroupe les réseaux Banques populaires, Caisses d’Epargne et Crédit Foncier, compte notamment réduire de 5% le nombre d’agences bancaires d’ici 2020. Il veut porter en parallèle de 11% à 40% le taux de souscription des produits en ligne. Les points de vente pourront être regroupés ou spécialisés par service, comme sur le crédit immobilier. BPCE anticipe aussi une poursuite du mouvement de mutualisation des plates-formes métiers et des fusions de Banques Populaires ou de Caisses d’Epargne.
Le groupe compte aussi se lancer en 2017 sur le marché français de la pure banque en ligne, auquel s’attaquera également Orange Bank dans les semaines à venir. BPCE lancera cette année en France les services de Fidor Bank, la fintech allemande qu’il a rachetée en juillet 2016 et qui propose déjà des comptes bancaires en ligne au Royaume-Uni et en Allemagne ainsi qu’un modèle collaboratif de distribution. «Vous pourrez ouvrir un compte sur cette banque dans le courant 2017», a précisé François Pérol, en mettant en avant «un modèle qui est disruptif et très différent du nôtre». D’ici 2020, Fidor Bank devrait proposer ses services dans toute l’Europe.
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