BPCE s’allie à la Macif en assurance santé collective
BPCE se positionne à son tour sur le chantier de l’ANI, la généralisation des couvertures santé collectives à tous les salariés d’entreprise prévue le 1er janvier 2016 par l’Accord national interprofessionnel. Le groupe bancaire a signé un partenariat dans ce sens avec la Macif, indiquent plusieurs sources, confirmant une information de L’Argus de l’Assurance. BPCE ne souhaite pas faire de commentaire.
Lancée en 2015, l’offre devrait couvrir les TPE et PME de moins de 20 salariés. La santé collective sera distribuée à la fois par le réseau des Caisses d’Epargne et celui des Banques Populaires, sur lequel le groupe compte beaucoup en raison du poids historique de l’enseigne auprès de la clientèle des entreprises.
Le choix de la Macif, lui, est logique. La mutuelle fabrique déjà les contrats d’assurance santé individuelle de BPCE et est un partenaire de longue date du groupe, à l’origine par le biais des Caisses d’Epargne. Elle détient 25% du capital de BPCE Assurances, le pôle d’assurance dommages qui gère à la fois l’assurance santé du groupe et les produits Iard (auto, habitation…) vendus dans le réseau de l’Ecureuil. Dans le cadre de la constitution d’un pôle assurances chez Natixis, BPCE a transféré cette année à sa filiale cotée ses 60% du capital de BPCE Assurances, dont la Maif (15%) est l’autre actionnaire minoritaire.
L’offre complètera celle de prévoyance collective que BPCE s’est engagée à mettre en œuvre, si elle devait en lancer une, avec CNP Assurances, à l’occasion de la renégociation des liens commerciaux entre les deux groupes. Ce ne serait pas la priorité aujourd’hui, la banque étant mobilisée sur la construction et le déploiement de son offre d’assurance vie dans le réseau des Caisses d’Epargne à partir de 2016.
Les banques multiplient les annonces depuis plusieurs mois dans la perspective de l’ANI. Avec un défi en tête: gérer le passage des contrats santé individuels, qu’elles vendent déjà, vers les contrats collectifs, dont elles sont quasiment absentes, alors que les premiers sont bien plus rentables que les seconds. Le Crédit Agricole, qui a dévoilé ses ambitions fin novembre, estime ainsi que la moitié de son portefeuille de 500.000 clients est menacée par l’ANI. La proportion est la même chez Suravenir, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, qui s’est alliée à Owliance et a promis début décembre une offre collective pour juin 2015.
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