BPCE passe au crible les fonctions de son organe central
Nom de code : Opal. BPCE vient de lancer une revue complète des fonctions exercées au sein de son organe central. Le groupe bancaire a mandaté à cet effet le cabinet de conseil Alvarez & Marsal, qui passera au crible BPCE SA. «Tous les postes et les tâches de l’organe central seront passés en revue d’ici à juillet, précise un responsable syndical. L’objectif est de détecter les doublons et de réfléchir à d’autres formes d’organisation pour mieux répondre aux attentes.» La démarche, impulsée par le comité de direction générale, s’appuiera sur une centaine de managers de la banque, indique une autre source.
Ce vaste exercice qui porte sur un périmètre d’environ 1.600 collaborateurs doit s’achever cet été. Il est encore trop tôt pour savoir s’il débouchera sur des baisses d’effectifs.
Alvarez & Marsal est connu pour son expérience dans les réductions de coûts et les restructurations. Le cabinet a recruté en octobre Nicolas Taufflieb, ancien d’Alix Partners, pour diriger son pôle de services financiers en France – ainsi qu’une vieille connaissance de BPCE, Philippe Dupont, ancien patron des Banques Populaires, arrivé chez Alvarez & Marsal en tant que senior advisor.
La revue des processus de gestion de l’organe central intervient dix ans après la création de BPCE suite au rapprochement des Banques Populaires et des Caisses d’Epargne. Entretemps, les strates se sont accumulées. Depuis l’arrivée de Laurent Mignon aux commandes du groupe en 2018, BPCE SA a en outre recueilli une partie des activités du Crédit Foncier après la mise en gestion extinctive du prêteur spécialisé. Il vient de boucler le rachat des services financiers spécialisés de sa filiale Natixis, qui resteront en dehors du champ d’Opal.
La transformation du groupe suscite des réflexions plus larges. Un autre projet, la «Communauté BPCE», vient d’être lancé, désignant les 8.000 collaborateurs travaillant dans l’organe central, les plates-formes informatiques (BPCE-IT, IT-CE et i-BP), le pôle solutions d’expertise financière (EuroTitres) ou encore BPCE Achats. Il s’agit cette fois de constituer des cercles de dirigeants (environ 200) pour casser les silos. «L’organe central et ses missions, qui demeurent essentielles, ne suffisent plus à couvrir tous nos enjeux, écrivait récemment Laurent Mignon dans un courrier à ses équipes. (…) Nous devons créer des liens plus forts entre le business, les métiers informatiques et digital, ainsi que les fonctions support.»
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