BPCE et la MGEN se retirent de Séréna et des services à la personnes
L’année 2011 s’annonce difficile pour Séréna, alliance des assureurs Macif, Maif et MGEN et du groupe bancaire BPCE dans les services à la personne (SAP). Roger Belot, PDG de la Maif, a évoqué hier dans un entretien aux Echos les difficultés de la filiale, détenue à 25% par chacun des partenaires, ainsi que la mise en place d’un second plan social, après celui de 2009. Il a ajouté que la MGEN et BPCE se retireront de la filiale au 1er janvier.
Contactés par L’Agefi, les intéressés ont confirmé leur volonté de départ. BPCE avait dévoilé sa décision de stopper la distribution de l’offre de SAP dès septembre, et son intention de sortir du capital lors du dernier conseil de surveillance de Sénéra, le 2 décembre.
Au cours de ce conseil, la MGEN a fait part de la même volonté. La mutuelle fera connaître sa décision concernant la distribution au terme d’une évaluation, dans les mois à venir. «Malgré nos efforts pour déployer cette offre, seuls 0,1% de nos adhérents y ont souscrit. Or, les contraintes économiques du PLFSS, qui devraient nous coûter 65 millions d’euros, nous conduisent à arrêter les activités en pertes», explique-t-on à la mutelle.
Les résultats de Séréna n’ont en effet jamais décollé, traduisant la difficulté des services à la personne à s’imposer en France. La société a enregistré des pertes de 10,2 millions d’euros en 2008 et 2009, pour un chiffre d’affaires stagnant autour de 24 millions. «Dans cette industrie, les coûts fixes sont très élevés. Le niveau de pertes peut être très important pour une société ne parvenant pas à passer le point mort», explique Thierry Mirande, directeur en charge des participations du pôle assurances de BCPE.
Si la situation comptable au premier semestre 2010 était relativement encourageante (2,8 millions de perte), elle était en partie due au plan social de 2009, qui avait entraîné 63 suppressions de postes. Le nouveau plan pourrait être encore plus rude. Il pourrait concerner «près de la moitié des 173 postes de Séréna», selon une note que s’est procurée L’Agefi.
Reste à connaître les conditions dans lesquelles BPCE et la MGEN vont se retirer du capital. Dans la note, un rapprochement avec IMA (compagnie d’assistance intermutuelles) est envisagé «afin de bénéficier pleinement des synergies entre les deux entreprises et donc de soutenir les coûts de Séréna» - voire de remplacer les sortants au capital.
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