Boursorama oublie grâce à la France ses déboires à l’international
Boursorama affiche sa bonne santé en France. La filiale de la Société Générale y annonce un résultat net part du groupe annuel de 37,5 millions d’euros, en hausse de 1%. Son produit net bancaire (PNB) ressort à 167,5 millions d’euros, en augmentation de 2%. «Notre résultat net est en croissance malgré les investissements réalisés pour faire croître l’entreprise. Boursorama est une banque rentable en France», assure Marie Cheval, PDG de Boursorama.
Le plan d’affaires de la banque en ligne dévoilé dans le cadre de l’OPA de sa maison mère en 2014 tablait sur une augmentation de 8% par an des dépenses marketing entre 2014 et 2016 et sur l’élargissement de la base de clientèle. Boursorama vise désormais 750.000 clients en France fin 2015, contre 609.126 fin 2014, en hausse de 28% par rapport à 2013. Les actifs gérés ont crû de 10% en 2014, à 12 milliards d’euros.
Le plan d’affaires de la filiale mise sur la croissance des encours de crédits immobiliers, attendus en hausse de 19% par an. Ils ont augmenté de 18% l’année dernière, à 2,7 milliards d’euros, avec 750 millions d’euros de production nouvelle. La jeune production de prêts personnels, lancée en 2013, a crû de 140%.
Alors que Boursorama trouve des relais de croissance en France, le groupe publie une perte de 9,5 millions d’euros en 2014, impacté par la cession de Selftrade au Royaume-Uni (résultat net en baisse de 25,3 millions), et par une dernière dépréciation du goodwill en Allemagne, pour 20 millions d’euros. Hors ces éléments, le résultat net part du groupe s’élèverait à 35,6 millions d’euros. Son PNB ressort à 196,9 millions d’euros.
En Allemagne, Boursorama, déficitaire même hors dépréciation du goodwill, avec une perte de 22,4 millions d’euros dont 1,5 million de charges de restructuration, vise un résultat proche de zéro en 2015. La banque va quitter en avril son site de Cologne pour regrouper ses activités à Francfort, et une partie de l’effectif de 90 personnes ne sera pas gardée. Elle va se délister fin juin dans ce pays. Enfin, Boursorama est légèrement bénéficiaire mais reste modeste en Espagne (5 % du PNB).
Le groupe disposait de 745,3 millions d’euros de fonds propres, et d’un ratio CET1 de 31,2 % fin 2013. «Nous restons opportunistes si une acquisition se présente dans un pays proche et nous avons la capacité de la faire, même si nous n’avons pas de projet précis à ce jour», précise Marie Cheval.
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