BNP Paribas veut favoriser l’intégration de ses réseaux internationaux

La banque étend son offre transversale destinée aux particuliers aisés. Son dispositif pour les PME européennes dépasserait ses objectifs
Antoine Landrot
BNP Paribas veut favoriser l'intégration de ses réseaux. Photo: PHB/Agefi
BNP Paribas veut favoriser l'intégration de ses réseaux. Photo: PHB/Agefi  - 

Face aux exigences réglementaires de Bâle 3 qui poussent les banques à capter des dépôts, BNP Paribas veut fidéliser ses clients aisés et accroître sa présence auprès des PME et des ETI.

A l’égard des particuliers, la banque étend ce mois-ci son offre «Priority» à l’Italie, au Luxembourg et à la Turquie. Lancé en Belgique début 2012 et en France en septembre (après un pilote au mois de mai), ce dispositif transversal consiste à permettre aux clients de l’un de ces pays d’accéder à certains services dans les quatre autres.

Priority est constitué d’un pilier commun et d’une offre adaptée aux particularités de chaque marché. Gratuit pour les clients français, il sera en revanche facturé 8 euros par mois aux Italiens. Les clients bénéficieront de tarifs préférentiels dans les autres réseaux du groupe (Ukraine, Maroc et Etats-Unis). Le service est destiné aux clients «mass affluent» – une population aisée mais qui ne répond pas encore aux critères de la banque privée. «Cette catégorie est volatile et souvent multi-bancarisée. Grâce à notre offre, nous souhaitons devenir la banque principale de nos clients mass affluent», explique Martin Favre, responsable du développement de la banque de détail. BNP Paribas veut convaincre un million de ses clients d’adhérer à Priority dans les cinq prochaines années – dont un peu moins de 500.000 en France.

«Nous souhaitons constituer un réseau véritablement européen», indique François Villeroy de Galhau, DG délégué en charge des réseaux. Priority complète ainsi le dispositif commercial «One Bank» lancé en février 2011: destiné aux PME et ETI internationales, il consiste en un réseau de 138 centres d’affaires dans 24 pays, qui fonctionnent comme des guichets uniques. Si le cash management, peu générateur de marge, fait figure d’offre d’appel, il permet d’attirer les dépôts des entreprises et de proposer des services plus rémunérateurs.

La banque a d’ores et déjà dépassé l’objectif de 3.000 nouveaux clients fixé à fin 2012 pour «One Bank»: elle en revendique 3.560 à la mi-année. Les PME néerlandaises et allemandes étaient des priorités. Le nombre de clients issus de ces pays a progressé respectivement de 18% et de 15%.

«Nos revenus en entreprise progressent plus rapidement que les autres activités de détail», indique François Villeroy de Galhau. Un point fondamental alors que l’activité auprès des particuliers des banques françaises est appelée à stagner.

Un évènement L’AGEFI

Plus d'articles du même thème

ETF à la Une

Contenu de nos partenaires

A lire sur ...