BNP Paribas simplifie la structure de ses activités en Turquie
La fusion, attendue et annoncée la semaine passée, des activités turques de BNP Paribas (BNPP) va permettre une réelle simplification de la structure et du contrôle. TEB, détenue à 42,1% par BNPP, et Fortis Bank Turquie, hérité du rachat de Fortis et détenue à 70,6 %, vont être rapprochés au sein d’une nouvelle entité rebaptisée TEB. «Cela créera la neuvième banque turque en termes d’actifs avec une part de marché dans les prêts aux particuliers de 4,7%. BNP Paribas Fortis [structure intermédiaire, ndlr] ne sera par ailleurs plus impliqué dans la chaîne de gouvernance», indique le bureau d’études KBW. La fusion, qui doit être effective à partir de 2011, sous réserve de l’aval des autorités compétentes, pourra être l’occasion d’accroître les synergies du groupe en Turquie.
TEB Mali, actionnaire majoritaire de TEB, a vocation à rester détenu à parité par BNPP et la banque turque Colakoglu. «Ce qui suppose que le groupe Colakoglu rémunère, d’une manière ou d’une autre (cash ou autre participation), l’apport de Fortis Bank Turquie» à TEB, indique CM-CIC Securities, qui précise qu’à ce stade, ces modalités ne sont pas communiquées.
A la fin du premier trimestre 2010, les activités de BNPP en Turquie représentaient 26% du pôle Europe-Méditerranée, les pays émergents ne pesant par ailleurs que 12% de l’ensemble des revenus du groupe, toutes divisions confondues, ce qui «est relativement faible», selon CM-CIC. «La Société Générale réalise près du quart de son activité dans les zones émergentes, uniquement dans le retail», indique un analyste.
«Le groupe tient à garder 60% de l’ensemble de ses revenus sur ses marchés domestiques, mais BNPP souhaitera rapidement augmenter sa part (15-20%) de revenus dans des zones à plus forte croissance, en commençant par la Turquie et la Pologne», estime CM-CIC.
Plus d'articles du même thème
-
L'érosion des frais d'investissement s'accentue
Selon l’Autorité des marchés financiers, les coûts des placements poursuivent leur repli en 2025. Une dynamique portée par la gestion indicielle et la montée des acteurs à bas coût. -
Michelin confirme ses objectifs 2026
En dépit de facturations en recul au 31 mars, pénalisées par les changes, le fabricant de pneumatiques anticipe toujours une génération de cash-flow libre avant acquisitions supérieure à 1,6 milliard d'euros en 2026. -
Le Parlement change de braquet contre la fraude fiscale
Un accord trouvé en commission mixte paritaire ouvre la voie à un arsenal renforcé contre la fraude fiscale, et élargit les obligations déclaratives en matière de lutte anti-blanchiment à de nouveaux acteurs.
ETF à la Une
AllianzGI va bientôt lancer ses premiers ETF actifs en Europe
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- Dassault Systèmes trouve enfin les mots pour rassurer les investisseurs
- Intel pulvérise les attentes grâce aux centres de données et à l'IA
- L’Italie de Giorgia Meloni présente un bilan économique mitigé
- MoneyGram va payer 1,3 million d’euros pour ses failles dans la lutte contre le blanchiment
Contenu de nos partenaires
-
Fait minoritairePrésidentielle : les candidats s'inquiètent déjà de leur future majorité
Dans un entretien à l'AFP, Marine Le Pen estime qu'il serait préférable de gagner face à Edouard Philippe plutôt que Jean-Luc Mélenchon, pour revendiquer une victoire de choix et non de rejet. Une façon de jouer l'apaisement alors que certains craignent de ne pas disposer d'une majorité pour gouverner -
Vieille lune« Démarchandisation » : Boris Vallaud, marchand de rêves
Le rival d'Olivier Faure au PS, Boris Vallaud, tente de renouveler les idées de la gauche. Son concept de « démarchandisation » passe à côté de nombreux problèmes économiques et sociaux de la France -
La carpe et le lapinAu Mali, l'alliance contre-nature de groupes rebelles qui a fait trembler la junte
Le djihadistes du Jnim veulent conquérir le pays et instaurer une loi islamique radicale. Le FLA, quant à lui, cherche à obtenir l'indépendance du nord du Mali