BNP Paribas s’apprête à sortir du capital de Natixis Financement
Ils ont baptisé leur accord «United». BNP Paribas et BPCE ont ainsi décidé d’une coopération nouvelle dans le domaine du crédit à la consommation, mais également, de sources concordantes, d’une évolution capitalistique pour Natixis Financement. Héritage de l’alliance nouée en 2001 entre les Caisses d’Epargne (groupe BPCE) et Cetelem (BNP Paribas), le capital de cette filiale spécialisée est aujourd’hui détenu par Natixis et par BNP Paribas Personal Finance, à 33 %. Le savoir-faire acquis, la banque de gros de BPCE va pouvoir racheter cette participation à la fin de l’année, «dans les conditions prévues dans le pacte d’actionnaires signé en 2007», précise un document que L’Agefi s’est procuré.
Pour autant BNP Paribas Personal Finance et Natixis Financement ne rompent pas tous leurs liens. En juillet 2010, ils ont annoncé un projet de plate-forme informatique pour gérer leurs contrats de crédits à la consommation. «L’accord industriel avec BPCE continue d’être progressivement mis en œuvre», indique BNP Paribas, soulignant d’«importants investissements de modernisation et de développement». Evalués en dizaines de millions d’euros, ces derniers seront rapidement amortis, en deux ou trois ans, grâce aux volumes gérés: plus de 10 millions de contrats conclus en France dans les réseaux des deux groupes (BNP Paribas, Banque Populaire et Caisse d’Epargne), ainsi que par Cetelem et ses partenaires.
«Dans une industrie où les marges baissent, le choix de l’industrialisation et de la mutualisation s’impose», explique Frédéric Chenot, directeur général de Natixis Financement (L’Agefi Hebdo du 12 avril 2012). Développée à partir de la technologie de BNP Paribas, pilotée conjointement par les deux partenaires qui se partagent à parité les coûts d’investissements et de maintenance, cette plate-forme commune devrait être opérationnelle en 2014.
Jusqu’à présent, Natixis Financement sous-traitait la gestion de ses contrats à BNP Paribas, en échange d’une rémunération forfaitaire. En 2013, la société aura changé de modèle, intégrant 100 % de ses résultats et devenant copropriétaire d’une puissante plate-forme informatique. Il n’est d’ailleurs pas exclu que d’autres souhaitent la rejoindre. En cours de restructuration, Laser Cofinoga (codétenu par BNP Paribas Personal Finance et Galeries Lafayette) notamment pourrait y voir un intérêt.
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