BNP Paribas ressort comme la banque la mieux lotie dans le nouveau cadre Bâle 3
BNP Paribas s’en tire bien. Des quatre banques françaises à avoir évalué l’impact des nouvelles règles de solvabilité Bâle 3, le groupe est le seul à anticiper une inflation de ses actifs pondérés (RWA) inférieure à celle du consensus des analystes. La hausse, de 70 milliards d’euros, serait limitée à 11% de la base à fin septembre 2010.
A l’inverse, Crédit Agricole SA, Natixis et la Société Générale afficheraient une hausse de leurs actifs pondérés supérieure aux attentes. La filiale de BPCE remporte la palme, avec une flambée de 66%, mais qui s’explique pour moitié par la structure du groupe. La banque va comptabiliser désormais ses certificats coopératifs d’investissement dans les Caisses d’Epargne et les Banques Populaires en tant qu’actifs pondérés à 370%, soit un effet de 37 milliards. Jusqu’à présent, cette participation était déduite des capitaux réglementaires. CASA, qui détient 25% de ses caisses régionales, adoptera la même approche, pour un impact de 50 milliards.
Si l’on tient compte de l’ensemble des effets de Bâle 3 (avec déductions sur le capital), le Crédit Agricole reste la banque française la plus touchée. Selon KBW, son ratio d’equity tier one serait de 3,53% en 2010, contre 5,12% pour la Société Générale, 5,68% pour Natixis et 7,28% pour BNP Paribas, avec un seuil de 7% requis en 2013. Les quatre intéressées ont déjà expliqué qu’elles respecteront l'échéance grâce à des mesures de réduction des risques et à des mises en réserves, sans appel au marché. Avec un chiffrage plus optimiste côté Société Générale: la banque a en effet calculé sa capacité à générer du capital en utilisant ses propres prévisions de résultats, plus favorables que celles du consensus des analystes, qui a lui servi de base aux projections de ses concurrentes.
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