BNP Paribas résiste malgré la chute de ses activités de BFI
BNP Paribas a publié ce matin un résultat net part du groupe de 1,58 milliard d’euros au premier trimestre de l’année, certes en recul de 44,8% du fait de la plus-value de cession des titres Klépierre enregistrée l’an dernier, mais largement supérieur aux prévisions du consensus qui tablait sur un bénéfice de 1,34 milliard. La banque de la rue d’Antin a vu son produit net bancaire se renforcer de 1,7% en glissement annuel à 10,05 milliards, et un résultat brut d’exploitation s’envoler de 16,4% pour atteindre 3,54 milliards. Les activités de BFI sont les grandes perdantes du trimestre avec une chute des revenus de 20,2%.
Le coût du risque a progressé de 3,5% par rapport au premier trimestre 2012 à 978 millions d’euros, soit 60 points de base des encours de crédit à la clientèle, et «demeure toujours à un niveau faible, illustrant le bon contrôle des risques», indique la banque dans son communiqué. Le groupe affichait un ratio «common equity Tier 1» à 11,7% en Bâle 2.5 (CRD3) et un ratio «common equity Tier 1 de Bâle 3 plein» à 10,0% fin mars.
La banque française assure que son plan de réduction de coûts est désormais bien engagé alors que le contexte économique européen reste difficile et elle mise sur le lancement imminent d’une nouvelle offre numérique pour attirer de nouveaux dépôts. Les frais de gestion ont baissé de 4,8%, et notamment de 15,2% dans les activités de financement et d’investissement, à 6,5 milliards d’euros sur le trimestre. «Le programme ambitieux de simplification du fonctionnement du groupe et d’amélioration de son efficacité opérationnelle, «Simple & Efficient» connaît un démarrage rapide. Des coûts de transformation ont été enregistrés pour 155 millions d’euros ce trimestre», indique BNP Paribas.
Dans un entretien accordé à Reuters Insider, Jean-Laurent Bonnafé, administrateur et directeur général de BNP Paribas, indique que la décision de la Banque centrale européenne d’abaisser son taux de refinancement est positive mais ne résoudra pas tous les problèmes de la zone euro. «(La décision de la BCE) constitue un signe positif. Ça n’apportera pas la solution à tous les problèmes mais ce sera un bon soutien à l'économie». Et d’ajouter que la BNP pourrait racheter les 34% que le Luxembourg détient dans le capital de BGL-BNP Paribas, autrefois Fortis Luxembourg, sans donner davantage de détails.
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