BNP Paribas profite de ses développements à l’international
Au premier trimestre, BNP Paribas a tiré meilleur parti qu’en 2014 de ses activités en dollar, bénéficiant de l’effet change favorable lié à l’appréciation de la monnaie américaine. La banque a publié un résultat net part du groupe supérieur aux attentes, à 1,65 milliard d’euros, en hausse de 17,5% sur un an. Son produit net bancaire (PNB) progresse de 11,6%, à 11 milliards d’euros, tiré par sa banque de financement et d’investissement (CIB), l’international et les métiers spécialisés.
«Nous voyons dans les résultats du premier trimestre l’effet des choix stratégiques du plan à moyen terme d’investir dans les zones de croissance que sont les Etats-Unis et l’Asie, ainsi que l’effet change favorable lié à la baisse du dollar, et une très bonne performance des métiers», explique Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de BNP Paribas.
Le PNB du pôle CIB a crû de 23,7%, à 3,35 milliards d’euros, grâce à cet effet change et à des activités de marché soutenues. A périmètre et change constants, ce PNB progresse de 12,8%. Les revenus de FICC (obligataire, change et matières premières) ont bondi de 31%.
«Il y a un effet positif des acquisitions sélectives de DAB Bank en Allemagne et de BGZ en Pologne, et de Laser Cofinoga», ajoute Jean-Laurent Bonnafé. Le pôle International Financial Services (IFS), qui remplace Investment Solutions depuis début 2015 et comprend désormais le retail international, dont BankWest, et Personal Finance, auparavant logés dans le pôle Retail Banking & Services, a vu ses revenus croître de 20,3%, à 3,73 milliards d’euros. Ils auraient progressé de 4,4% à périmètre et change constants. Aux Etats-Unis, le PNB de BankWest a crû de 30%, mais de 6% hors effet change.
Les revenus de Domestic Markets croissent modestement de 2,3%, à 4 milliards d’euros, mais ceux de la banque de détail en France se contractent davantage, en recul de 2,2%, malgré une timide reprise de la demande de crédit, en hausse de 1,6% sur les marchés domestiques.
Le titre BNP Paribas a perdu 1,59% à la clôture jeudi. «Cela montre qu’il n’y a aucun droit à l’erreur. La déception vient des revenus de la banque de détail en France et du niveau de capital», estime Cyril Meilland, analyste chez Kleper Cheuvreux. Le ratio CET1 de la banque est resté stable au premier trimestre, à 10,3%, quand ses actifs pondérés ont légèrement augmenté.
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