BNP Paribas poursuit le redressement de BNL

La filiale italienne de la banque française a signé un accord avec les syndicats entérinant une baisse de 4,4% de ses effectifs d’ici 2020.
Julien Beauvieux
BNL BNP
Banca Nazionale del Lavoro (BNL), filiale de BNP Paribas, est la 6e banque d’Italie.  -  Photo BNL.

Banca Nazionale del Lavoro (BNL) poursuit sa cure de remise en forme. La filiale italienne de banque de détail de BNP Paribas a signé un accord avec les syndicats entérinant 853 suppressions de postes et 280 recrutements sur la période 2017-2020, selon un communiqué relayé par Reuters. En net, ces départs représentent 4,4% des effectifs de BNL à la fin 2015. La filiale, qui est redevenue profitable cette année, procédera à 100 licenciements secs et s’appuiera pour le reste sur des départs naturels.

Des sources syndicales indiquaient depuis le mois d’octobre l’imminence de la conclusion d’un accord. Alors que BNP Paribas doit présenter son nouveau plan stratégique 2017-2020 en début d’année prochaine, Reuters rapportait aussi il y a trois mois que la filiale envisageait de fermer plus de 10% de ses 812 agences, le réseau comptant également 121 succursales de banque privée. Depuis 2012, 78 agences ont déjà été fermées, et près de 800 emplois supprimés.

Une nouvelle offre pour les PME

Sixième acteur du très morcelé paysage bancaire italien, BNL affichait à fin 2015 un bilan de 73,9 milliards d’euros. Touchée de plein fouet par la crise de l’économie italienne, la filiale a vu ses bénéfices imposables baisser régulièrement depuis 2011. Après avoir affiché une perte de 28 millions d’euros l’an dernier en raison du coût du sauvetage de quatre banques italiennes, BNL est redevenue bénéficiaire au deuxième trimestre 2016 malgré un produit net bancaire en baisse de 6%.

«BNP Paribas est à la fin de l’ajustement de son modèle économique en Italie entamé il y a quatre ans, mais cela a généré des pertes de revenus», expliquait à L’Agefi son directeur général, Jean-Laurent Bonnafé, à l’occasion de la présentation des résultats du troisième trimestre. Si les revenus d’intérêt ont ainsi chuté de 8% depuis janvier, le «repositionnement sur les meilleures clientèles d’entreprises» a abaissé le coût du risque de 179 à 110 points de base des encours depuis 2014.

Sur le plan du développement commercial, BNL a notamment lancé en 2016 #Digibiz, une offre pour les PME 100% digitale qui doit permettre de grossir les rangs de ses 43.000 entreprises clientes sans dégrader l’efficacité opérationnelle. Dans un contexte de défiance vis-à-vis de certaines banques italiennes, BNL a enregistré une hausse de 14% de ses dépôts depuis janvier. La filiale frôle par ailleurs les 32 milliards d’euros d’encours d'épargne hors-bilan.

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