BNP Paribas pourrait se séparer de certaines activités non stratégiques
BNP Paribas pourrait se délester de certaines de ses activités non stratégiques. La banque réfléchirait à la cession de certaines entités de son pôle de gestion d’actifs, BNP Paribas Investment Partners (BNP IP). Alors que la banque a démenti envisager de céder l’intégralité de cette filiale, comme le suggérait le site Financial News, la réflexion pourrait porter sur Fauchier Partners et sur Fischer Francis Trees & Watts (FFTW).
Fauchier Partners, gérant de fonds de hedge funds avec lequel BNP IP a développé un partenariat stratégique depuis 2001, gère quelque 6 milliards d’euros. FFTW, gérant alternatif obligataire, dispose d’environ 55 milliards de dollars d’actifs (44 milliards d’euros).
«Si BNP Paribas n’a aucun intérêt à céder l’ensemble de sa gestion d’actifs, qui lui apporte des liquidités et une rentabilité marginale élevée, la cession de certaines activités à l’intérieur du pôle peut se révéler intéressante et facile à réaliser, chaque structure étant clairement identifiée», indique Pascal Decque, analyste chez Cheuvreux.
Parallèlement, BNP Paribas envisagerait de céder son pole de banque de détail en Egypte, dans le cadre d’une révision stratégique de ses activités à l’international. Selon des sources proches du dossier citées par Reuters, Qatar National Bank se serait montré intéressé. BNP Paribas, qui a indiqué par la voix de son porte-parole que toute manifestation d’intérêt serait examinée, dispose d’une part de marché de 1,3% et de 70 agences dans ce pays.
«Le prix qui circule, pouvant aller jusqu’à 400 millions de dollars (320 millions d’euros, soit 4,6 millions d’euros par agence) serait évidemment intéressant pour cette activité non stratégique et peut apparaître réaliste au vu du potentiel de croissance dans ce pays», relève un analyste.
BNP Paribas n’a toutefois aucune pression sur la réalisation d’opérations de cession. «A l’inverse de la Société Générale et du Crédit Agricole, BNP Paribas n’a pas besoin de céder des actifs pour répondre aux exigences de Bâle 3», indique Pascal Decque. A fin mars 2012, le ratio tier one de la banque s’élevait à 10,4%. Selon l’analyste de Cheuvreux, parmi les actifs plus significatifs de BNP Paribas, «une cession de la filiale américaine BancWest, peu intégrée et présentant quelque 40 milliards d’euros d’encours pondérés serait pertinente».
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