BNP Paribas met sa crédibilité dans la balance face à la justice américaine
La banque semble pouvoir absorber une amende conséquente, mais elle réduirait son bénéfice 2014 à zéro et entamerait sa solvabilité
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Amélie Laurin
Avis de gros temps pour BNP Paribas. Son cours a clôturé en baisse de 2,43% vendredi, à 51,37 euros, après avoir perdu jusqu’à 6% en séance. La fébrilité des investisseurs grandit à mesure qu’enflent les hypothèses de sanctions à l’encontre des activités passées de la banque, avec des pays sous embargo américain. Les 10 milliards de dollars (7,34 milliards d’euros) d’amende potentielle évoqués par le Wall Street Journal représentent 11% de la capitalisation boursière de BNP Paribas et dépassent les 6 milliards d’euros de bénéfice annuel attendu.
«Le dossier s’est considérablement envenimé depuis le provisionnement de 1,1 milliard de dollars effectué en fin d’année 2013», relève Pierre Chedeville, analyste chez CM-CIC Securities. Les discussions devraient se poursuivre plusieurs semaines et le montant final pourrait être bien inférieur aux prévisions, d’après le WSJ. Quoi qu’il en soit, une amende de 10 milliards amputerait le ratio de fonds propres durs Bâle 3 de BNP Paribas d’environ 110 points de base (pb) selon les analystes de Citi, et chaque palier d’un milliard de dollars aurait un impact de 12 pb selon leurs confrères de la Société Générale. Le ratio de solvabilité, de 10,6% à fin mars, pourrait passer sous la barre des 10%, devenue la norme en Europe en amont de stress-tests même si elle est supérieure au seuil réglementaire.
Pour préserver ses fonds propres, BNP Paribas pourrait supprimer son dividende 2014, mais ce dernier serait annulé d’office en cas de perte sur l’exercice liée. «Elle pourrait aussi diminuer les bonus, ou encore ne pas payer les coupons de certains titres obligataires», estime un analyste. Une amende conséquente «ne mettrait pas sa note de crédit sous pression», relativise Allesandro Roccati, analyste chez Moody’s qui souligne «la forte capacité opérationnelle du groupe à générer du capital».
L’agence de notation se montre plus prudente sur les risques liés à des poursuites pénales qui feraient fuir nombre de clients américains, et à un plaider coupable qui entraverait son activité de flux, en l’empêchant de compenser des paiements en dollars en dehors des Etats-Unis. «La perte de clients institutionnels pourrait aussi limiter (son) refinancement», pointe Moody’s qui rappelle que BNP Paribas emprunte environ 30 milliards de dollars aux fonds monétaires américains. Si la banque devrait pouvoir continuer à assurer sa liquidité, une «moindre flexibilité dans son financement» aurait un impact de crédit «négatif».
Deux jours après SK Hynix, le premier fabricant mondial de mémoire a détaillé vendredi 21 août l'enveloppe de retour aux actionnaires qu'il compte déployer au titre de 2026. Il s’agit de la plus importante jamais engagée par une société sud-coréenne.
Le groupe de BTP suisse déboursera 840 millions d’euros pour l’acquisition du groupe allemand, qui prévoit de réaliser 430 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2026.
Si les aides publiques et les solutions techniques ont atteint une maturité inédite, la rénovation énergétique des copropriétés peine encore à changer d'échelle. Pour sortir de l'impasse, la filière doit passer d'une logique de simples travaux collectifs à une stratégie d'accompagnement budgétaire individuel pour chaque copropriétaire, estime Sylvain Lefèvre, Président de Synergiec.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
En 2027, les sommes allouées par Taïwan à la défense représenteront près de 29 % des dépenses totales alors que l'environnement sécuritaire reste très incertain. Le président chinois Xi Jinping doit se rendre à Washington en septembre
Face au fléau des graffitis qui enlaidissent Paris et qui coûtent 7 millions d’euros par an, le nouvel édile socialiste, héritier d’une mairie divisée entre indulgence et répression, hésite encore
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle a été ciblé par au moins quatre opérations de désinformation venues de l’étranger en deux semaines.