BNP Paribas, La Banque Postale et la Société Générale concurrencent Paypal
Après Vélib et Autolib, un nouveau service partagé, Paylib, verra le jour le 24 septembre. BNP Paribas, La Banque Postale et la Société Générale lanceront ce jour-là un portefeuille électronique commun, une initiative inédite pour les trois concurrents. Ce wallet permettra à leurs clients de régler des achats sur internet sans saisir leur numéro de carte bancaire, mais à l’aide d’identifiants choisis à l’activation de ce service gratuit sur le site de leur banque.
Pour servir leurs 23 millions de clients particuliers, huit grands e-commerçants sont déjà partenaires du projet. Voyages-sncf, Venteprivee ou Priceminister vont proposer cette solution sur leurs sites et applications mobiles entre début octobre et mi-2014.
Paylib se veut une réponse «au besoin de simplicité sur tous les écrans, en particuliers les mobiles, au besoin de sécurité des données personnelles et au besoin de protection contre la fraude», a déclaré hier Bernard Roy, directeur de la stratégie de LBP, lors de la conférence de presse des trois banques. Pour renforcer la sécurité des opérations, «c’est votre banque qui paie, ajoute-t-il, ce n’est pas un prestataire de paiement intermédiaire» comme Paypal, le pionnier des paiements en ligne.
Mais Paylib concurrence aussi les solutions de validation des paiements par carte promues par les banques elles-mêmes, telles 3D Secure de Mastercard et Verified by Visa. Ces derniers préparent d’ailleurs leurs propres portefeuilles, face à la montée en puissance des transactions sur mobiles et tablettes.
Paylib est né il y a un an d’une réflexion de place, confie l’une des parties prenantes. Pour le moment, seules trois banques participent à l’aventure mais leur solution est «le premier wallet ouvert, à vocation multibancaire», assure Laurent Goutard, directeur général de la banque de détail en France à la Société Générale.
Contrairement à Fia-Net, maison mère de Kwixo, le portefeuille du Crédit Agricole au succès mitigé, Paylib n’est pas un établissement de paiements mais une simple société de moyens au service de chacune des trois banques, qui restent maîtres de leur politique commerciale et de leurs flux. Kwixo n’a pas tardé à réagir hier en annonçant être désormais disponible sur Ogone et Paybox, deux fournisseurs de plates-formes de paiements. Paylib promet de son côté de travailler avec «75% à 80% des partenaire techniques de la place», dont Ogone, d’ici à début 2014.
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