BNP Paribas gèle ses tarifs et rejoint la Société Générale
Au lendemain de la réunion qui s’est tenue à Bercy avec l’ensemble des banques françaises, sommées par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, de modérer leurs frais en 2023, BNP Paribas a annoncé ce mercredi 14 septembre un gel de l’ensemble de ses tarifs pour ses clients particuliers en France l’an prochain.
La banque de la rue d’Antin rappelle, par ailleurs, qu’elle propose aux clients fragiles une offre gratuite dédiée, avec des frais d’incident de paiement plafonnés à 20 euros par mois et 200 euros par an. Pour les clients fragiles n’ayant pas souscrit à cette offre gratuite, BNP Paribas plafonne les frais d’incident à 25 euros par mois.
L’ensemble des banques françaises s’est collectivement engagé mardi à réduire les frais appliqués à la clientèle fragile bénéficiant de l’offre réglementée, soit 700.000 clients selon la Fédération bancaire française (FBF). Ils seront ramenés de trois à un euro par mois.
La Société Générale en avance
Une mesure déjà prise par la Société Générale dès le 15 juillet dernier. La banque de la Défense avait également été la première du marché à annoncer une «stabilité globale» de ses tarifs bancaires pour 2023, bien avant la réunion qui s’est tenue à Bercy. Bruno Le Maire a obtenu des banques qu’elles limitent la hausse de leurs tarifs l’an prochain à 2% maximum. Il a aussi annoncé mardi que certains établissements allaient «geler leurs tarifs». Charge à chaque banque de définir sa politique commerciale en son sein, afin de respecter le droit de la concurrence.
Le Crédit Coopératif a également annoncé ce mercredi qu’il laisserait ses tarifs inchangés en 2023 pour «les produits à destination de ses clients particuliers».
Que feront les banques mutualistes ? Le Crédit Mutuel Alliance Fédérale, qui avait mis en place dès cet été un compte bancaire à un euro sans frais d’incidents pour les clients fragiles, a rappelé dans un communiqué que «ses tarifs progresseront de manière très limitée au 1er janvier 2023, à moins de 2%». Le Crédit Agricole et BPCE, dont les dirigeants étaient présents au point presse qui s’est tenu à Bercy mardi, n’ont pas encore communiqué leurs décisions tarifaires. Etant donné le poids de l’épargne réglementée dans leurs bilans et la hausse du coût de cette ressource du fait de l’inflation, leurs marges de manœuvre sont plus limitées.
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