BNP Paribas Fortis va fermer 16% de ses agences en Belgique
BNP Paribas Fortis taille dans le vif. Le réseau belge de BNP Paribas va fermer environ 150 agences d’ici à trois ans et supprimer 1.800 postes équivalents temps plein. Soit 16% de ses 936 points de vente dans le pays et 10% de son effectif local de 16.900 personnes. La banque compte économiser 300 millions d’euros d’ici à 2015, dont 90 millions liés à la fin de son plan 2014. Les 210 millions restants sont de nouvelles mesures, prises en anticipation des économies globales de 2 milliards d’euros annoncées le mois dernier par BNP Paribas.
BNP Paribas Fortis espère enfin ramener son ratio de dépenses sur recettes en dessous de 70%. L’an dernier, son réseau belge était descendu à 72,5% grâce à la maîtrise des charges (+0,4%) et à la hausse du produit net bancaire (+2,8% contre -1,4% dans la banque de détail de BNP Paribas en France où le nombre d’agences devrait légèrement baisser). En Belgique, la banque justifie son plan, déjà esquissé en décembre, par une rentabilité insuffisante, la stagnation de l’économie locale et l’appétit des consommateurs pour les outils digitaux. «15% des produits bancaires sont vendus en ligne contre 2% en 2007. Depuis cinq ans […] nous faisons près de 40% de conseil en plus alors que les opérations de base ont diminué de plus de 50% dans les agences», a expliqué hier Max Jadot, CEO de BNP Paribas Fortis.
Depuis fin 2008, à l’annonce de son rachat par BNP Paribas, le nombre de points de vente de Fortis a fondu de 10% en Belgique. Sur les 150 fermetures supplémentaires prévues, 50 auront lieu dès cette année. En 2015, «nous aurons encore le réseau le plus dense avec 800 agences, assure Max Jadot. Nous avons 25 % de parts de marché dans les dépôts et environ 24-25% dans les prêts hypothécaires. Nous voulons rester à ce niveau-là». C’est-à-dire devant Belfius (ex-Dexia), KBC et ING, sauvés par des aides publiques.
BNP Paribas Fortis a déjà réduit ses effectifs belges de 3% en quatre ans et table sur les départs en retraite et «naturels» pour en supprimer 10% de plus. Propriété à 25% de l’Etat belge, la banque s’est engagée à ne pas licencier jusqu’à fin 2016 mais limitera ses embauches à 200 par an, contre 750 en 2012. Ses efforts seront concentrés sur quatre «contact centers» qui passeront de 400 à 500 personnes. Elle compte aussi centraliser les tâches administratives, spécialiser certains points de vente et simplifier les back-offices et fonctions support.
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