BNP Paribas Cardif trouve sa croissance à l’étranger
Comme lors des deux exercices précédents, BNP Paribas Cardif voit son activité reculer dans l’Hexagone en 2013. Son chiffre d’affaires (primes versées par ses clients) baisse de 1% et tombe à 10,6 milliards d’euros, montant le plus bas depuis 2009. Et comme en 2012, la filiale d’assurance de BNP Paribas est allé chercher la croissance ailleurs.
Le chiffre d’affaires international a progressé de 8%, pour atteindre un record de 14,7 milliards d’euros. A 58% des revenus, jamais sa contribution n’a été aussi élevée. Cette performance permet à BNP Paribas Cardif d’atteindre un chiffre d’affaires de 25,3 milliards (+4%), égalant son record de 2010. La filiale apporte ainsi 2,1 milliards d’euros de produit net bancaire (marge commerciale nette avant frais généraux) à sa maison mère, autre record.
Les revenus ont progressé de 26% en protection (à 1,3 milliard) en Amérique latine, tandis que les activités européennes (hors France) augmentent de 14% (à 9,8 milliards). En Italie, l’assurance vie bondit de 48% (à 4 milliards), profitant de réinvestissements et de transferts de dépôts de BNL (réseau italien de BNP Paribas). L’Asie a moins progressé (+2% en protection), mais l’assureur «avait enregistré un niveau de production exceptionnel les années précédentes», a souligné Pierre de Villeneuve, son nouveau PDG.
Les années à venir seront dominées par la poursuite de la diversification. Estimant que la Chine sera le premier marché mondial de l’assurance en 2020, le groupe compte beaucoup sur le développement de la coentreprise formée avec la Banque de Pékin, suite au rachat des parts du néerlandais ING en juillet 2013. Les autorisations définitives des autorités chinoises sont espérées pour la fin du mois de mars ou en avril.
Si le groupe est ambitieux dans les autres pays d’Asie où il est présent (Japon, Taïwan…), de nouvelles implantations seront plus difficiles. «L’Indonésie fait partie de nos cibles, mais c’est un marché très mûr en terme de partenariats. Nous ne sommes pas prêts à signer des chèques exagérés», explique Pierre de Villeneuve. BNP Paribas Cardif a finalement écarté l’Australie, ne voyant pas la plus-value qu’il pouvait apporter sur ce marché très concurrentiel.
En France, l’assureur veut notamment se diversifier dans la santé et prévoyance collectives, profitant de l’ANI qui entrera en vigueur en 2016, à travers un partenariat. Il a lancé un appel d’offres, dont le résultat est attendu dans les trois mois qui viennent.
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