BBVA parvient à enrayer la progression de ses créances douteuses
Alors que le taux de créances douteuses des banques espagnoles a atteint de nouveaux records (8,2% en février), BBVA, qui réalise 60% de son activité de prêt sur son marché domestique, fait figure de bon élève. Sur le premier trimestre, la deuxième banque espagnole a vu le niveau de ses créances douteuses, rapporté à l’ensemble des prêts, se stabiliser à 4% par rapport au trimestre précédent (contre 4,1% un an plus tôt).
Par zone géographique, ce ratio a crû sur le trimestre de 4,8 à 4,9% en Espagne et de 3,7 à 3,8% au Mexique, une tendance contrebalancée par les Etats-Unis (3,2% contre 3,5%).
Les prêts reclassifiés en créances douteuses de BBVA ont par ailleurs atteint 3,1 milliards d’euros, contre 2,8 et 3,6 milliards d’euros sur le premier et le dernier trimestres 2011, tandis que les coûts visant à couvrir les dépréciations d’actifs se sont établis à 1,1 milliard d’euros, contre 1 milliard un an plus tôt.
«La pression sur les activités espagnoles demeure, mais il n’y a aucun signe montrant que les choses se dégradent», relève un analyste, qui estime que dans le contexte, «les chiffres publiés montrent une certaine résistance sur le plan opérationnel».
BBVA a dévoilé un bénéfice net en recul de 12,6% à 1 milliard d’euros, contre 1,1 milliard un an plus tôt. Cette performance se révèle supérieure aux prévisions des analystes, qui misaient sur un bénéfice moyen de 937 millions d’euros. Suivant la tendance enregistrée sur les précédents trimestres, la banque a tiré parti de sa diversification géographique, le résultat net généré en Espagne ayant été réduit de plus de moitié sur un an, passant de 478 à 229 millions d’euros.
Si le bénéfice net attribuable n’a crû que de 3,6% à 430 millions d’euros dans les activités du groupe au Mexique, le résultat a progressé de 27% à 370 millions d’euros en Amérique du Sud, de 26% à 115 millions d’euros aux Etats-Unis et de 52% à 299 millions d’euros en Eurasie.
La banque espagnole a par ailleurs indiqué s’être conformée aux exigences de l’Autorité bancaire européenne (ABE) avant l’échéance de juin. Elle affiche un ratio de 10,7% (contre 10,3% à fin 2011). Ce ratio, supérieur aux 9% requis, a été obtenu sans cession d’actifs ni baisse du dividende, fait valoir BBVA.
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