BBVA compense ses difficultés en Espagne grâce aux émergents
Comme sa grande concurrente espagnole, Santander, la veille, BBVA a publié hier un résultat semestriel en baisse. Mais avec 2,33 milliards d’euros de bénéfices entre janvier et juin (-7,5%) et 1,19 milliard au deuxième trimestre (-7,6%), elle dépasse toutefois légèrement les prévisions du marché.
A l’image des autres grandes compagnies espagnoles, la deuxième banque du pays souffre principalement sur son marché domestique, où elle enregistre une chute de 34,4% de son bénéfice au premier semestre, soit 896 millions d’euros. L’Espagne apporte encore 33% des revenus du groupe mais est talonnée de près par le Mexique (27%). Les pays émergents ont apporté plus de la moitié des revenus de BBVA au premier semestre (53%). Le bénéfice de sa division Eurasie bondit de 65% sur le semestre et atteint 449 millions d’euros. C’est la première fois que la banque turque Garanti, dont elle a acquis 25% fin 2010, contribue à une trimestre complet de résultats.
Alors que la prime de risque de l’Espagne retrouvait les sommets hier, BBVA s’est fait fort d’insister sur sa liquidité. «Les besoins de financement de 2011 sont déjà couverts», souligne-t-elle. L’enseigne a aussi réalisé le meilleur score parmi les grandes banques européennes lors des récents tests de résistance européens, avec un ratio de core capital de 9,2% dans un scénario tendu en 2012. Son taux de fonds propres durs atteignait 9% fin juin. Elle confirme d’autre part la stabilisation de son taux d’encours douteux autour de 4% pour le sixième trimestre consécutif. Le taux de couverture se maintient à 61%.
La marge nette d’intérêt accuse cependant un repli de 7,9% par rapport au premier semestre 2010 et se situe à 6,39 milliards d’euros. L’expansion internationale et technologique de BBVA ainsi que le renforcement de sa banque de gros et de gestion d’actifs en Europe expliquent en partie ce recul. «Dans les marchés émergents, les dépenses ont augmenté de 8,1% au second trimestre tandis qu’elles ont baissé de 2,1% dans les économies développées», explique BBVA. Sa division de gros et de gestion maintient le niveau de ses revenus trimestriels, avec 1,46 milliards d’euros (-0,7%) «malgré un semestre très complexe sur les marchés», revendique la banque. Le bénéfice recule toutefois 6,2% sur un an, à 661 millions d’euros.
Plus d'articles du même thème
-
Les investisseurs misent sur les actions américaines et délaissent les actions européennes mi-avril
Les fonds d’actions américaines ont enregistré une collecte hebdomadaire de 17,4 milliards de dollars, d’après le "Flow Show" de Bank of America. -
«Nous avons ramené les portefeuilles vers une légère surpondération des actifs risqués»
Mathieu Pivovard, responsable de la gestion diversifiée, Allianz Global Investors -
State Street IM collecte 49 milliards de dollars au premier trimestre 2026
La société de gestion américaine a perdu 86 milliards de dollars sur les marchés au cours des trois premiers mois de 2026.
ETF à la Une
Morgan Stanley entre dans la danse des ETF bitcoin
- A la Société Générale, le nombre de banquiers millionnaires a baissé en 2025
- HSBC va revoir sa politique de télétravail en France d’ici l’été
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Lunettes connectées : le pari à haut risque d'EssilorLuxottica
- Macif veut continuer à faire sauter les cloisons de l’assurance
Contenu de nos partenaires
-
Pour 2027, Marine Tondelier propose un « socle » programmatique aux partis de gauche
Défenseuse d'une primaire de la gauche, la secrétaire nationale des Écologistes a proposé ce vendredi 17 avril à différents partis de gauche, hors LFI, un « socle programmatique », à un an de l'élection présidentielle. -
Malgré la réouverture du détroit d'Ormuz, Donald Trump maintient le blocus américain
Alors que le président américain s'est félicité de voir l'Iran rouvrir le détroit d'Ormuz, Donald Trump a toutefois annoncé ce vendredi 17 avril que les États-Unis maintiennent leur blocus sur le point de passage stratégique. -
TrioRachat de SFR : l’espoir d’un retour à trois sur un marché très concurrentiel
Il n'y a aucune certitude à ce stade que cette opération soit réalisée, précise le consortium des trois repreneurs de l'opérateur