BBVA compense la crise immobilière grâce à des cessions d’actifs
Les pertes dans l’immobilier et la hausse des provisions en Espagne ont été en partie contrebalancées par le dynamisme des activités de trading
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Yves-Marc Le Reour
Les désinvestissements de BBVA ont permis à la troisième banque espagnole de résister mieux que prévu aux difficultés persistantes de son marché domestique. Sur un bénéfice net de 1,7 milliard d’euros dégagé au premier trimestre, en hausse de 72,6% d’une année sur l’autre, 800 millions proviennent de gains exceptionnels liés à la vente d’actifs non stratégiques, notamment un portefeuille d’assurance vie en Espagne et un fonds de pension (Afor Bancomer) au Mexique.
Son produit net bancaire (PNB) a progressé de 3,9% à près de 5,5 milliards, tiré surtout par des revenus de trading qui ont plus que doublé en rythme annuel à 719 millions. «Malgré l’environnement difficile, BBVA parvient à enregistrer des revenus net d’intérêt en légère hausse (+0,8% en rythme annuel et +2,5% à périmètre et taux de change constants)», constatent par ailleurs les analystes crédit d’Aurel, en rappelant la baisse de 14% des revenus d’intérêt publiée jeudi dernier par son concurrent Banco Santander.
Si BBVA a bien maîtrisé ses coûts dans les pays développés, la hausse des charges d’exploitation dans les pays émergents, à l’origine de 58% de son PNB, a entraîné une dégradation de 2,5 points du coefficient d’exploitation en rythme annuel. Alors que la banque continue à réduire son exposition au marché immobilier espagnol, une perte nette de 346 millions a été enregistrée sur ce secteur d’activité.
La détérioration du portefeuille de prêts commerciaux en Espagne (30% du PNB) est la principale raison de l’augmentation des provisions. Ceci a conduit à une réduction de 1,4 milliard de la valeur de ses actifs financiers, contre un impact négatif de 1,1 milliard l’an dernier à la même époque. Le taux de créances douteuses atteint désormais 5,3% contre 5% au quatrième trimestre 2012 et 4% en mars 2012. Si le taux de couverture est stable à 71% d’un trimestre sur l’autre, il a progressé de 10 points en un an.
En termes de solvabilité, le groupe a renforcé son capital «dur» (core tier 1) qui atteignait 11,2% des prêts accordés au 31 mars dernier, contre 10,8% fin décembre 2012. Selon une source proche du dossier, BBVA va prochainement émettre une obligation perpétuelle qui améliorerait encore ce ratio. Le groupe aurait déjà engagé BoA Merrill Lynch, Goldman Sachs et UBS comme banques conseils pour l’aider à monter cette opération.
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Le groupe français compte en faire une plateforme de transformation numérique en Europe. Il offre une prime de près de 100% sur le dernier cours. La cible devrait réaliser plus de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires sur son exercice 2025/26, mais sans dégager de résultat d’exploitation, après un premier semestre difficile.
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