Barclays veut acquérir une licence de banque de détail
L’information pourrait mettre en émoi les conseils en fusions-acquisisions. John McFarlane, le nouveau président exécutif de l’établissement britannique (qui a débarqué son directeur général Anthony Jenkins la semaine dernière et envisage de ne pas lui trouver de remplaçant avant 2016) réfléchit maintenant à acquérir une banque de détail. Dans un entretien au Financial Times, il considère en effet qu’une telle tactique serait la plus appropriée pour répondre à l’obligation de cloisonnement (ringfencing) des activités de banque de détail prévue par les autorités britanniques à compter de 2019.
La Prudential Regulation Authority (PRA), le régulateur britannique, exige en effet que les établissements de crédit disposant de plus de 25 milliards de livres de dépôts (25 milliards d’euros) protègent les activités de base des activités risquées de banque d’investissement – ce afin de protéger les premières contre d’éventuelles pertes subies par les secondes. RBS et HSBC ont également commencé à dévoiler leurs projets en la matière.
«Toutes nos activités sont réunies au sein d’une seule banque, alors que d’autres disposent de l’équivalent pour HSBC de Midland Bank. C’est donc plus difficile pour nous», indique John McFarlane au quotidien britannique. Midland Bank, qui fut l’une des grandes banques de réseau au Royaume-Uni, a été acquise par HSBC en 1992. Renommée depuis HSBC Bank, elle constitue la base du réseau de banque de détail du groupe anglo-asiatique mais a conservé sa propre licence bancaire.
Le dirigeant estime qu’acquérir une banque de détail, même de taille réduire, ferait gagner un temps précieux à Barclays, lui évitant la procédure fastidieuse de demande d’une nouvelle licence auprès de la PRA. De quoi faire regretter la suppression de la licence de l’établissement de crédit foncier The Woolwich, acquis par Barclays en 2000.
Le président exécutif s’est également montré soucieux de la règle du cloisonnement au sujet du financement des activités d’investissement. «Nous étudions à trouver les ratios de fonds propres adéquats pour soutenir la banque d’investissement en indépendamment des activités cloisonnées», ajoute-t-il. L’une des pistes envisagées serait d’inclure dans la partie non cloisonnée d’autres activités, comme Barclaycard (cartes de crédit), sa filiale africaine et le financement aux entreprises. Certains concurrents font le chemin inverse en logeant un maximum d’activités dans la partie cloisonnée.
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