Barclays veut accélérer son intégration avec Absa en Afrique

Le groupe britannique franchit une étape supplémentaire dans sa stratégie continentale. Il considère l’Afrique comme un relais de croissance
Antoine Landrot
Le "blason" Barclays. Photo: Simon Dawson/Bloomberg News
Le "blason" Barclays. Photo: Simon Dawson/Bloomberg News  - 

Plus que jamais, l’Afrique concentre l’attention des banques. Barclays envisage de rapprocher la majorité de ses activités sur le continent, jusqu’à présent réparties entre sa filiale d’origine sud-africaine Absa Group et Barclays Africa. Le groupe Barclays Bank, coté à Londres et qui a annoncé son intention hier, demeurera l’actionnaire majoritaire de la nouvelle entité.

Plus précisément, il est prévu le rapprochement entre Absa et les succursales de Barclays Africa au Ghana, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, au Botswana et dans l’Océan indien.

Toutefois, «la cotation des filiales kenyane, à la Bourse de Nairobi, et botswanaise, à Gaborone, seraient maintenues. Seules les holdings de ces entités seraient incluses dans le rapprochement envisagé», précise Barclays dans un communiqué. S’il avait lieu, le regroupement ne serait pas achevé avant 2013. Il constitue la suite logique de la stratégie «One Bank in Africa» que Barclays avait dévoilée l’année dernière.

«Nous avons déjà regroupé les bureaux régionaux d’Absa et de Barclays Africa et mis en place une gamme de produits bancaires destinés à l’ensemble du continent. Le rapprochement des sociétés reflétera la structure opérationnelle et managériale que nous avons déjà mise en place», explique Maria Ramos, la directrice générale d’Absa et de Barclays Africa. En 2008 puis en 2011, il était prévu que ce soit Absa qui rachète les activités de Barclays en Afrique, la croissance du continent soutenue par la hausse des matières premières rendant l’opération trop onéreuse.

Depuis son acquisition de 55,5% d’Absa en 2005, Barclays ne cache pas ses ambitions sur le continent. Au début de l’été, la banque sud-africaine a racheté l’activité de cartes de crédit privatives du distributeur Edcon pour environ 10 milliards de rands (près de 975 millions d’euros). Un an plus tôt, ses dirigeants s'étaient fixé comme objectif une croissance annuelle des revenus d’au moins 10% et un rendement des fonds propres (RoE, return on equity) supérieur à 13% – le RoE d’Absa atteignait 16% fin 2011. De quoi compenser ses difficultés en Europe continentale et les contraintes des futures règles prudentielles de Bâle 3.

Alors qu’Absa a lancé un avertissement sur résultats en juin dernier et que la concurrence s’intensifie avec Standard Bank (l’autre établissement britannique très présent en Afrique), le regroupement de la galaxie Barclays n’en est que plus impérieux.

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