Barclays veut accélérer son intégration avec Absa en Afrique
Plus que jamais, l’Afrique concentre l’attention des banques. Barclays envisage de rapprocher la majorité de ses activités sur le continent, jusqu’à présent réparties entre sa filiale d’origine sud-africaine Absa Group et Barclays Africa. Le groupe Barclays Bank, coté à Londres et qui a annoncé son intention hier, demeurera l’actionnaire majoritaire de la nouvelle entité.
Plus précisément, il est prévu le rapprochement entre Absa et les succursales de Barclays Africa au Ghana, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie, en Zambie, au Botswana et dans l’Océan indien.
Toutefois, «la cotation des filiales kenyane, à la Bourse de Nairobi, et botswanaise, à Gaborone, seraient maintenues. Seules les holdings de ces entités seraient incluses dans le rapprochement envisagé», précise Barclays dans un communiqué. S’il avait lieu, le regroupement ne serait pas achevé avant 2013. Il constitue la suite logique de la stratégie «One Bank in Africa» que Barclays avait dévoilée l’année dernière.
«Nous avons déjà regroupé les bureaux régionaux d’Absa et de Barclays Africa et mis en place une gamme de produits bancaires destinés à l’ensemble du continent. Le rapprochement des sociétés reflétera la structure opérationnelle et managériale que nous avons déjà mise en place», explique Maria Ramos, la directrice générale d’Absa et de Barclays Africa. En 2008 puis en 2011, il était prévu que ce soit Absa qui rachète les activités de Barclays en Afrique, la croissance du continent soutenue par la hausse des matières premières rendant l’opération trop onéreuse.
Depuis son acquisition de 55,5% d’Absa en 2005, Barclays ne cache pas ses ambitions sur le continent. Au début de l’été, la banque sud-africaine a racheté l’activité de cartes de crédit privatives du distributeur Edcon pour environ 10 milliards de rands (près de 975 millions d’euros). Un an plus tôt, ses dirigeants s'étaient fixé comme objectif une croissance annuelle des revenus d’au moins 10% et un rendement des fonds propres (RoE, return on equity) supérieur à 13% – le RoE d’Absa atteignait 16% fin 2011. De quoi compenser ses difficultés en Europe continentale et les contraintes des futures règles prudentielles de Bâle 3.
Alors qu’Absa a lancé un avertissement sur résultats en juin dernier et que la concurrence s’intensifie avec Standard Bank (l’autre établissement britannique très présent en Afrique), le regroupement de la galaxie Barclays n’en est que plus impérieux.
Plus d'articles du même thème
-
Les élections de mi-mandat freinent l’exubérance politique de Donald Trump
En raflant le Congrès, l’opposition démocrate devrait limiter fortement les pouvoirs du locataire de la Maison-Blanche, contraindre l’exécutif à composer avec un Parlement désormais hostile, et peut-être obliger certains républicains à reconverger vers le centre. -
La montée en compétences face à l’IA est insuffisante en entreprise
70% des cadres financiers français français craignent que l’absence de préparation de leurs collaborateurs à l’intelligence artificielle risque de compromettre la pertinence de leur organisation d’ici cinq ans, selon une enquête OneStream. -
Les actifs financiers saluent les résultats des «midterms»
La large victoire démocrate tend à diminuer les risques d’un conflit trop long en Iran, donc de cours du pétrole durablement élevés, avec les conséquences positives que cela pourrait avoir sur les taux, et par ricochet sur les actions. Les risques de persistance du déficit budgétaire américain sont occultés. Pas les possibles rééquilibrages sectoriels.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- La Société Générale fait son retour vers les futures
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- 2CRSI n’arrive pas à se remettre d’une attaque d’activiste
- Parvus accentue sa pression sur la gouvernance d’Accor
Contenu de nos partenaires
-
7 raisons pour (re)découvrir les Andes Colombiennes via Medellin et la Région du café
Dix ans après les accords de paix, la Colombie revit de plus belle ! Un pays d’une diversité de paysages incroyable à découvrir à partir de Medellin, puis via la route du café à travers la cordillère centrale. Émerveillement, douceur de vivre, nostalgie et dépaysement garantis. -
Malgré la débâcle de Donald Trump, le risque de guerre avec l'Iran toujours au plus haut
Les dirigeants iraniens jubilent face aux résultats des élections de mi-mandat, mais rien ne garantit que Donald Trump ne lancera pas une nouvelle offensive contre la République islamique -
TsunamiDonald Trump battu : ce qui attend l'Europe
Avec le contrôle de la Chambre et du Sénat, les démocrates auront des leviers pour canaliser la politique étrangère de Donald Trump. Mais ce contre-pouvoir ne changera ni son désir de conclure un deal en Ukraine, ni son hostilité envers le Vieux Continent