Barclays s’apprête à lancer une augmentation de capital
Sur les pas de Deutsche Bank, Barclays s’apprête à lancer un appel au marché pour muscler ses fonds propres. La banque britannique doit détailler aujourd’hui, en marge de ses résultats semestriels, son plan de bataille pour renforcer sa solvabilité. Au cœur du dispositif figure une augmentation de capital de 4 à 5 milliards de livres (4,6 milliards à 5,8 milliards d’euros environ), rapportait lundi la presse anglo-saxonne.
Quatre milliards de livres représentaient un peu moins de 10% de la capitalisation boursière de la banque au dernier cours de clôture. Selon le Financial Times, quatre établissements ont été mandatés pour mener cette augmentation de capital : Deutsche Bank, Credit Suisse, Citigroup et Bank of America Merrill Lynch. L’action Barclays a affiché hier un recul de 3,47% à 309,05 pence.
Dans un communiqué, Barclays a reconnu hier des discussions avec le régulateur bancaire britannique (Prudential Regulation Authority - PRA) qui dépend de la Banque d’Angleterre. L’afflux de titres Barclays sur le marché pourrait en revanche être une mauvaise nouvelle pour le gouvernement britannique qui espérait libérer environ un quart de sa participation de 39% dans Lloyds Banking Group en septembre ou octobre.
Le patron de Barclays, Antony Jenkins, devrait en outre dévoiler un plan de réduction du bilan, ce que devrait également faire en parallèle Deutsche Bank, et pourrait annoncer l'émission d’obligations convertibles. L’opération vise dans son ensemble à porter le ratio de fonds propres durs selon Bâle 3 autour de 9,5%. Elle doit dans le même temps répondre aux exigences de la PRA qui impose un ratio de levier, lequel est basé sur la totalité des actifs, d’au moins 3%, contre 2,5% estimés actuellement. Un objectif qui nécessite de lever quelque 7 milliards de livres.
La banque devrait au passage alourdir les provisions que la PRA prend en compte dans son évaluation du levier. 800 millions de livres supplémentaires pourraient ainsi être alloués au dossier des ventes forcées d’assurances crédit PPI, en plus de 2,6 milliards de livres déjà provisionnés. De quoi peser sur les résultats du premier semestre ; le consensus des analystes prévoit un bénéfice brut de 3,7 milliards de livres, en baisse de 600 millions par rapport à la période comparable de 2012.
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