Barclays reste pénalisée par la stratégie de recentrage de ses activités
Barclays avance sur le chemin de la rédemption. Les résultats de la banque britannique ont certes été pénalisés par une charge de restructuration de 514 millions de livres au premier trimestre, avec un bénéfice avant impôts en baisse de 25% sur un an à 1,79 milliard (2,07 milliards d’euros).
Ils ressortent cependant en ligne avec le consensus et confirment surtout le programme de recentrage et de reconstruction de la crédibilité de la banque lancé par son directeur général, Anthony Jenkins, après la culture très agressive imprimée par son prédécesseur Bob Diamond.
Celui-ci a quitté ses fonctions en juillet dernier après l’amende de 450 millions infligée à Barclays dans le cadre du scandale du Libor. Un effort qui n’est «pas un chemin facile pour Barclays, mais qui reste le bon», estime Anthony Jenkins. Dans le cadre du «Project Transform» présenté en février dernier, le dirigeant compte libérer 1,7 milliard de livres d’économies annuelles de coûts et doubler les résultats dégagés par ses activités de prêts aux entreprises et de gestion de fortune d’ici à 2015.
Au premier trimestre, l’essentiel des charges exceptionnelles qu’a dû passer Barclays concerne les activités européennes de la banque où près de 2.000 postes ont été supprimés, dont 1.800 au sein de la BFI. L’effort se poursuivra sur le restant de l’année durant laquelle Barclays compte passer 500 millions de livres de charges supplémentaires.
Les effets positifs de cette stratégie devront être confirmés. Les charges pour dépréciations sur les crédits ont été réduites de 10% à 706 millions de livres. En excluant les variations de valeur sur sa propre dette, le résultat avant impôts s’est nettement redressé à 1,54 milliard, après une perte de 525 millions un an plus tôt.
Plus important encore: la banque de financement et d’investissement a vu son résultat progresser de 11% à 1,32 milliard, ce qui représente 74% des résultats totaux dégagés par Barclays sur le trimestre. Le produit net bancaire de la BFI a atteint 3,5 milliards de livres contre 3,3 milliards attendus par les analystes, la croissance des revenus du conseil et des activités sur actions compensant la baisse des activités taux, devises et matières premières.
«Le bon début d’année s’est poursuivi au cours du deuxième trimestre sur l’ensemble de nos activités» ajoute en outre la banque dans son communiqué.
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