Barclays résiste malgré un recul de ses bénéfices
Barclays rejoint la longue liste des banques qui, comme Goldman Sachs, Credit Suisse, UBS et HSBC, ont annoncé des coupes franches dans leurs effectifs. Mais comparée à la position de HSBC, qui va supprimer 30.000 postes d’ici à 2013 malgré un résultat net en hausse, celle de Barclays parait plus logique.
En effet, la deuxième banque britannique par la taille du bilan, qui prévoit de supprimer environ 3.000 emplois cette année (soit 2% de ses effectifs) afin de réduire les coûts, a vu son bénéfice avant impôt reculer de 33% par rapport au premier semestre 2010, à 2,64 milliards de livres sterling (3,03 milliards d’euros). Le bénéfice net recule de 32% à 1,98 milliard et les revenus sont également en berne (-3% à 15,2 milliards de livres).
Le directeur général, Bob Diamond, a indiqué que 1.400 postes avaient déjà été concernés au cours des six premiers mois et que la tendance devrait se poursuivre de manière identique au semestre suivant. Il n’a cependant pas précisé les métiers qui seraient affectés par ces réductions.
Deux raisons expliquent principalement le faible début d’année de Barclays. Comme annoncé en mai dernier, ses comptes ont été pénalisés par une provision d’un milliard de livres, passée après la condamnation par la Haute Cour de Londres des pratiques commerciales de plusieurs établissements dans l’assurance emprunteur. Corrigé de cet élément exceptionnel, le bénéfice avant impôt progresse de 24%.
Par ailleurs, la banque de financement et d’investissement BarCap a souffert sur les marchés de taux en raison de la crise de la dette souveraine en zone Euro –une tendance qui s’est poursuivie en juillet. Les revenus du trading en FICC (taux, change et matières premières) ont reculé de 22% entre le premier et le deuxième trimestres, creusant la baisse à 20% pour l’ensemble du semestre, à 3,9 milliards de livres. Les métiers de conseil ont également enregistré une baisse de commissions.
Malgré tout, Barclays souffre plutôt moins que ses rivales à ce jour. Les provisions pour créances douteuses ont en outre reculé de 41% (à 1,8 milliard) et le rendement du capital est passé de 6,9% à 9,1% en un an, pour un objectif de 13% en 2013. La direction entend réduire les coûts d’un milliard de livres par an et générer plus de six milliards de revenus supplémentaires d’ici à 2013. Le titre a pourtant cédé 0,12% hier sur le London Stock Exchange.
Plus d'articles du même thème
-
Le Japon prépare un plan de relance massif financé par le public et le privé
C’est un plan de 2.300 milliards de dollars qui devrait s’étaler sur 14 ans et qui mise sur l’intelligence artificielle, les semi-conducteurs, la robotique, la défense… L’Etat devrait en financer une petite moitié, le reste viendrait du privé. Les investisseurs sont partagés. -
La Cour suprême conforte l'indépendance de la Fed
La Cour a rejeté, à une voix près, la tentative de Donald Trump de débarquer la gouverneure de la Fed Lisa Cook. C'est un nouvel échec de la croisade que le président des Etats-Unis mène contre la banque centrale. -
La «chipflation» fait frémir les géants de la tech
Les constructeurs du Mac et de la Xbox subissent la flambée des prix des puces mémoire, qui les contraint à augmenter brutalement leurs prix de vente pour tenter de préserver leurs marges. L’exercice sera plus difficile pour des petits acteurs de la tech. En parallèle, les grands fabricants sud-coréens de composants de mémoire lancent un vaste plan d’investissement.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Première bougie pour Antonio Filosa chez Stellantis, mais l’étincelle reste à venir
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
Contenu de nos partenaires
-
Mirage
Présidentielle : des Français sans illusions
Près de deux Français sur trois ne croient pas que les scrutins présidentiels, puis législatifs permettront au pays de retrouver des repères politiques stables. Selon eux, le travail et l'entreprise ont un rôle à jouer pour « faire société » -
Sondage exclusifValeurs, repères républicains, principes... : « Le sentiment d’une fuite en avant traverse la société française »
A l'occasion des Rencontres économiques d'Aix, les 2, 3 et 4 juillet, dont le thème général est « naviguer dans un monde sans repères », un sondage Odoxa pour Comfluence sur les repères dans la société française révèle que 62 % des Français ne croient pas que 2027 permettra de rétablir des repères politiques stables -
Irak: le nouveau Premier ministre lance son show anticorruption
Nommé avec le soutien de Washington, Ali al-Zaidi assure qu'il veut restaurer l'autorité de l'Etat irakien, miné par la mauvaise gestion