Barclays provisionne son litige sur les changes
Barclays a ouvert en hausse 1,5% à 223,8 pence à la Bourse de Londres, avant de reculer en cours de matinée. Malgré des provisions de 500 millions de livres (634 millions d’euros) passées pour régler les amendes éventuelles liées à une manipulation du marché des changes et de 170 millions de livres pour dédommager les clients victimes de ventes abusives de produits d’assurance emprunteur (PPI), la banque britannique a fait état d’un bénéfice imposable ajusté de 1,59 milliard de livres au troisième trimestre, en hausse de 15%.
Les 500 millions de livres mis de côté sont «à mettre en relation avec les investigations en cours sur le marché des changes de la part de certaines autorités réglementaires», explique l’établissement dans un communiqué. Le directeur général Anthony Jenkins s’est engagé à rentabiliser Barclays et à réduire son risque, en limitant son activité de banque d’investissement. En l’espèce, le bénéfice imposable de la banque d’investissement a chuté de 39% au troisième trimestre à 284 millions de livres, reflétant la contraction de cette activité: le produit net bancaire a diminué de 10% avec la baisse des revenus sur les marchés actions et de taux, ainsi que sur l’activité de conseil. Les trois divisions de la banque de détail ont contribué à hauteur de 80% au bénéfice opérationnel du troisième trimestre. Le bénéfice net trimestriel du groupe recule de 26% à 379 millions de livres, pénalisé par une moins-value de 364 millions liée à la vente de sa filiale espagnole.
Plus d'articles du même thème
-
L’assureur japonais Meiji Yasuda va acquérir environ 5% de Man Group
L'investisseur institutionnel japonais va investir 200 milliards de yens dans les stratégies du gestionnaire britannique alternatif Man Group sur trois ans. -
Dans l’immobilier, le syndrome «not in my back yard» peut générer de la valeur
Les oppositions locales, illustrées par le syndrome du «pas chez moi», freinent l'offre immobilière mais favorisent la hausse des loyers des biens déjà existants. -
PARTENARIATPrivate equity européen : une opportunité à considérer de près
Le lower mid-market européen attire par sa complexité et ses valorisations. Le co-investissement en facilite l’accès.
ETF à la Une
Amundi commercialise ses premiers ETF actions gérés activement
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Le diable se cache dans les détails, Safran l'apprend à ses dépens
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
« Plus jamais nous n’aurons de tyran » : comment les étudiants ont renversé le régime autoritaire en Serbie
Dimanche, un mouvement étudiant a remporté inédite les élections législatives en Serbie, parvenant ainsi à chasser le dirigeant nationaliste Aleksandar Vucic -
RévolutionJean-Pierre Grimaud : « La capitalisation ne sauvera pas la répartition, elle viendra la compléter »
Précis, le directeur général d’Ofi Invest croit désormais possible en France une « retraite collective obligatoire par capitalisation » -
IdentitésPrésidentielle : l'anomie et ses boucs émissaires
Dans Le Suicide (1897), Durkheim décrit une société où les désirs, faute de limites, deviennent insatiables, et où chacun souffre de ce qu'il appelle le « mal de l'infini »