Banque PSA va continuer à diversifier ses ressources, comme RCI Banque

La captive de Peugeot Citroën a dépassé l’objectif de collecte de son livret, qui sera décliné à l’étranger, et prépare un compte à terme
Amélie Laurin

La chasse aux dépôts a porté ses fruits. Quatre mois après le lancement de son livret bancaire Distingo, Banque PSA Finance a ouvert 14.500 comptes et collecté 780 millions d’euros. «Ces résultats sont très bons, c’est aussi une marque de confiance, nous sommes aujourd’hui recommandés par les épargnants», déclare Philippe Alexandre, directeur général de la captive de PSA Peugeot Citroën. Au lancement de cette offre, assortie d’un taux promotionnel de 5,5% bruts pendant quatre mois, l’établissement avait misé sur 400 millions d’euros minimum d’ici à fin décembre.

Pour 2014, Banque PSA prévoit de lancer un compte à terme et de collecter des dépôts dans d’autres pays d’Europe. «Certains acteurs de l’épargne ont des résultats sensiblement meilleurs en Allemagne», glisse Philippe Alexandre, qui regarde aussi «d’autres pays». Renault a ouvert la voie il y a dix-huit mois avec le livret Zesto, également confectionné par le Crédit Mutuel Arkéa. Commercialisés en France et outre-Rhin, bientôt en Belgique ou aux Pays-Bas, les livrets et comptes à terme de RCI Banque totalisent 2,6 milliards d’euros d’encours. En 2016, ils devront financer 20 à 25% du bilan de cette captive.

Chez Banque PSA, les 780 millions d’euros de Distingo représentent 3,5% du bilan. La banque maintient son objectif de collecte annuelle de 1 milliard d’euros en France, «en vitesse de croisière», soit 5% de son refinancement. Elle ne dévoile pas non plus sa future politique commerciale, à huit jours de la fin de son offre promotionnelle et à deux semaines de la baisse du taux du Livret A.

La banque reste également évasive sur ses conditions de financement, alors que Standard & Poor’s et Moody’s ont dégradé sa note en catégorie spéculative. «Le taux de Distingo est dans le haut de la fourchette du mix de refinancement mais ce n’est qu’une composante», indique Jean-Baptiste de Chatillon, directeur financier de PSA.

Les crédits bancaires (20% des ressources de Banque PSA) ont connu «un renchérissement mais restent maîtrisés», tout comme les émissions obligataires (40%). Ces dernières sont garanties par l’Etat depuis le sauvetage de la banque, qui doit encore être validé par la Commission européenne. Le reste des ressources provient des titrisations de créances (20%) et d’autres canaux comme le guichet de la BCE (15%). Enfin la banque n’a pas dévoilé sa production de crédits auto au premier semestre, marqué par une forte baisse des ventes de PSA.

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