Banque Palatine entend rebondir dès 2013 après un exercice mitigé
Après une année 2011 record, la Banque Palatine paie, comme ses rivales, son écot à la crise. L’environnement de taux bas – qui affecte la rentabilité de son bilan – et la concurrence dans l’activité de crédit pèsent sur ses marges d’intérêt: son produit net bancaire (PNB) a ainsi reculé de 3,7% à 291,8 millions d’euros. La chute disproportionnée du résultat net (-35% à 40,1 millions d’euros) s’explique par la présence dans les comptes 2011 d’une plus-value exceptionnelle liée à la cession de sa participation dans Eurosic. Pro forma, le recul du bénéfice atteint 17,7%.
La direction a pris des mesures pour redresser la tendance, relatives à la politique tarifaire et la gestion du bilan. «Nous devrions terminer le premier trimestre 2013 avec un PNB en hausse de 5 ou 5,5%. Pour l’exercice entier, nous avons anticipé un recul de l’investissement des entreprises, mais sommes sereins à l’idée d’obtenir une croissance du PNB comprise entre 3,5 et 5%», explique Thierry Zaragoza, membre du directoire en charge des finances. La direction prévoit pour 2013 un coefficient d’exploitation de 61%; il était remonté de 60,7% à 63,8% l’année dernière.
Pierre-Yves Dréan, le nouveau président du directoire de la filiale du groupe BPCE, juge l’activité commerciale malgré tout satisfaisante en 2012. La banque a capté 260 nouveaux clients entreprises de plus de 15 millions d’euros de revenus, un nombre en hausse de 18% par rapport à 2011. De même, les encours de crédits aux entreprises ont progressé de 11,5% (à 5,032 milliards d’euros), grâce à une production de 1,27 milliard d’euros.
En octobre sera présenté le plan stratégique 2013-2017. Il devrait inclure des mesures pour la gestion privée, l’autre pilier de l’établissement aux côtés de la banque d’entreprises. «Nous devrions renforcer l’ingénierie patrimoniale compte tenu de l’âge des dirigeants d’entreprise [la cible privilégiée de Banque Palatine] pour élargir l’offre de produits, notamment dans le domaine des produits structurés», explique Pierre-Yves Dréan. Le plan prévoit aussi la poursuite des synergies avec le reste du groupe BPCE, notamment dans la banque mobile, qui sera annoncée dans «quelques» mois.
Ce plan devrait également présenter un nouvel objectif de conquête de la clientèle des dirigeants dont les entreprises sont déjà en relation avec l’établissement. L’objectif de 60% en 2012 s’est révélé trop ambitieux: le taux atteint 45%, contre 20% en 2008.
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