Bankinter tente de rééquilibrer son bilan
En attendant les résultats trimestriels des géants BBVA et Santander mercredi et jeudi, les publications des banques espagnoles de second rang confirment les tendances des trimestres précédents. Le métier de banque traditionnelle continue à souffrir, dans un contexte de réduction des bilans et de montée du risque de crédit.
Bankinter a pourtant publié vendredi un bénéfice net dans le haut des attentes, à 46,7 millions d’euros, en hausse de 6,6% sur un an. Une progression tirée par la baisse des coûts et la montée en puissance de nouveaux métiers comme l’assurance. L’établissement, dont près des trois quarts du portefeuille est constitué de prêts immobiliers, cherche à changer la structure de son bilan. Avec l'éclatement de la bulle, il a ainsi réduit de 60% en un an sa production de crédits hypothécaires sur 2011, tout en augmentant de 14% ses encours aux entreprises. Le groupe a aussi tenté de reprendre KBL epb, l’activité de banque privée de KBC, que le Qatar a finalement décrochée ce mois-ci pour 1,05 milliard d’euros. Il a préfinancé 30% de ses besoins pour 2012.
Le taux des créances douteuses continue, lui, sa hausse. Même si, à 3,12% chez Bankinter, il reste encore loin de la moyenne du secteur (7,15%). Chez Banesto, qui a publié mi-octobre, le ratio est passé de 4,8% à 5%, mais les résultats de la filiale de Santander ont surtout fait ressortir une inflation du coût de la ressource et une baisse des dépôts de la clientèle. «La lumière au bout du tunnel apparaît encore très lointaine», notaient les analystes actions d’Espirito Santo.
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