Bankia et Cívica fixent leurs IPO au 20 juillet
Bankia et Banca Cívica seront les premières banques espagnoles nées de fusions de caisses d'épargne à entrer en Bourse le 20 juillet prochain, si les feuilles de route présentées mercredi à l’autorité des marchés (CNMV) sont tenues. Elles envisagent des décotes situées entre 47,5% et 60% de leurs valeurs comptables pour des opérations jugées cruciales car elles serviront de baromètre de l’opinion des marchés face à la réforme du système financier. Après plusieurs semaines de suspens, leurs dirigeants ont décidé de ne pas attendre jusqu'à la rentrée malgré les turbulences agitant la zone euro.
Bankia émettra 824,5 millions de nouvelles actions dont elle fixe la valeur indicative unitaire entre 4,41 et 5,05 euros. Elle situe ainsi sa valeur boursière entre 7,64 et 8,75 milliards d’euros. Née de la fusion de Caja Madrid, Bancaja et des caisses des Canaries, Laietana, Ávila, Segovie et Rioja, Bankia affiche une valeur comptable de 13,2 milliards d’euros. Elle a dégagé 91 milliards d’euros de bénéfices nets au premier trimestre 2011.
La banque espère placer 47,59% de son capital en Bourse, (et jusqu'à 49,97% si l’option de sur-allocation - green shoe - est exécutée intégralement), ce qui lui permettrait de lever entre 3,6 et 4,2 milliards d’euros sans la green shoe. Soit assez pour satisfaire les nouvelles exigences de capital imposées par la Banque d’Espagne. L’offre est ouverte à 60% aux actionnaires minoritaires. Bankia opte ainsi pour un taux de capitalisation (price earning ratio) élevé de 21,4 à 24,51 par rapport aux résultats de décembre 2010.
«Il y a beaucoup en jeu», avait souligné la veille le premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero en parlant de l’IPO de la «bonne banque» de BFA, la plus grande enseigne née du processus de recapitalisation des caisses d'épargnes espagnoles. Banca Cívica compte pour sa part introduire jusqu'à 47,5 % de son capital en Bourse le même jour que sa grande concurrente. Elle vise un prix allant de 2,7 et 3,8 euros par action qui situe sa capitalisation boursière entre 1,34 milliard et 1,89 milliard d’euros contre une valeur comptable de 2,8 milliards d’euros. L’opération devrait lui permettre de lever de 1,4 à 2 milliards d’euros. Née de la fusion de CajaSol et des caisses Navarra, Canarias et de Burgos, Cívica affichait un volume d’actifs de 71,8 milliards d’euros en mars 2011.
Plus d'articles du même thème
-
Dans la banque, le rattrapage sur les prix se poursuit
L'Observatoire des tarifs bancaires relève un comportement vertueux sur les offres destinées à la clientèle fragile, dont les prix sont contenus bien en-deçà des plafonds imposés. -
Abivax rassure sur la sécurité d'un de ses traitements et rebondit en Bourse
De premiers résultats de phase 3 pour son candidat médicament contre la rectocolite hémorragique avaient inquiété sur son niveau de sécurité, entraînant une forte chute de la biotech en Bourse début juin. -
L'inflation française est tombée sous 2% en juin
Le repli des cours du pétrole a permis de ralentir la hausse des prix. La consommation a également rebondi le mois dernier.
ETF à la Une
Amundi étoffe sa gamme d'ETF actifs obligataires
- C'est la fête du slip à la Bourse de Paris
- Le vendeur à découvert Grizzly Research multiplie les attaques sur les sociétés cotées européennes
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
- L'assurance emprunteur veut en finir avec les clauses d'exclusion
Contenu de nos partenaires
-
La fin d’une « niche sociale boostée » : l’aide à domicile va coûter plus cher à partir de mercredi
Mesure d’économie pour les finances publiques, l’âge pour bénéficier de l’exonération de cotisations patronales pour les aides à domicile est relevé à 80 ans à partir du 1er juillet. -
Phase de poulesPhilippe Brun, un outsider à l’assaut de la primaire interne du PS
Dans le sillage d’Arnaud Montebourg, dont il avait fait la campagne en 2022, le député de l’Eure aborde cette compétition interne dans le rôle du « candidat des salaires ». Sa proposition d’instaurer une CSG progressive vise à rapprocher le salaire brut du net pour renouer avec les ouvriers et les employés qui se sont détournés de la gauche de gouvernement. -
Thermomètre
Avec l'acétamipride, le monde agricole espère vivre son moment climatisation
Le sort du produit phytosanitaire doit être étudié au Sénat dans la loi d'urgence agricole. Nombre d'agriculteurs veulent faire du débat un test pour la classe politique : est-elle capable de renoncer aux anathèmes pour revenir à la raison ?